• Empirer

    Au cours des époques, le verbe empirer a supporté différentes constructions.

    Comme verbe transitif, on a pu le gratifier d'un complément d'objet direct : Les remèdes n'ont fait qu'empirer son mal (= aggraver).

    Comme verbe pronominal, les classiques s'en sont délectés : Leur état allait s'empirant (Bossuet).

    Force est de constater qu'aujourd'hui ne subsiste plus, dans le sens de « devenir pire, s'aggraver », que la construction intransitive, avec l'auxiliaire avoir ou – plus rarement – l'auxiliaire être selon que l'on veut indiquer l'action ou l'état.

    Sa maladie empire, a empiré (plus rarement est empirée).

    On ne dira donc plus, sous l'influence de s'aggraver : Sa maladie s'empire. Ça s'empire.

    Séparateur de texte


    Remarque
    : Voir également l'article consacré à Pire / Pis.

    Empirer

    La surdité de Beethoven n'a fait qu'empirer à compter de ses trente ans.
    (portrait de Joseph Karl Stieler, source wikipedia)

     

    « Gâchette / DétenteMœurs »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 21 Septembre 2011 à 19:22

    Ce grand musicien n'a vraiment pas eu de chance. Devenir sourd a été la pire chose pour lui. Tout comme devenir aveugle pour un grand photographe.

    A+

    Lydia

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