• Si ça se trouve...


    « Parmi les auditeurs de cette adresse ministérielle, ils s’en trouvèrent, à côté de moi, pour ironiser. »
    (Michel-Édouard Leclerc, sur son blog, le 9 octobre 2015)
     

     
    FlècheCe que j'en pense


    Forme personnelle ou forme impersonnelle, c'est comme boire ou conduire : il faut choisir !

    Le verbe se trouver supporte, on le sait, plusieurs constructions : personnelles − Il se trouve à côté de moi (se trouver = être en tel lieu), il se trouve bête (se trouver = porter un jugement sur soi-même), où le pronom il fait l'action exprimée par le verbe − et impersonnelles − il se trouve... (= il y a, il existe), il se trouve que... (= il arrive, il se produit, il se fait que), où le pronom il ne représente rien ni personne.

    On retiendra que, dans les tournures impersonnelles, le verbe s'accorde toujours à la troisième personne du singulier avec le sujet dit « apparent » ou « grammatical » il (sous-entendu : indépendamment du sujet logique, quand celui-ci serait exprimé) : « Il se trouve toujours des bénévoles pour vous guider dans votre visite » (Bescherelle), « Il se trouve des gens qui ne sont les amis de personne » (Grevisse), « Il se trouve toujours des gens qui disent, pour dire... » (Robert), « Enfin il s'en trouve des exemples [de la moquerie] dans les discours de Jésus-Christ même » (Pascal), « Il ne s'en trouve point [= de mortels] qui, touchés d'un vrai zèle, Prennent à notre gloire un intérêt fidèle » (Racine), « Mais quelquefois il se trouve des hommes en place qui ne veulent pas même permettre qu'on soit borgne » (Voltaire), « Dans cette immense ville de Paris, il se trouvait des cœurs qui battaient à l'unisson de celui de Grassou » (Balzac), « Un papillon des plus communs, comme il s'en trouve des milliers dans Paris » (Jean Dutourd). Rien que de très logique, me direz-vous, tant on rechignerait à écrire : à Noël, ils se sont vendus des milliers de cadeaux ou ils me sont arrivés de gros ennuis.

    Las ! il se trouvera toujours quelques esprits pressés pour... s'em-mêl-er les pinceaux.

     

    Flèche

    Ce qu'il conviendrait de dire


    Parmi les auditeurs, il s’en trouva, à côté de moi, pour ironiser.

     

    « La pose s'imposeSi ce n'est que ça... »

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  • Commentaires

    1
    Michel JEAN
    Jeudi 29 Octobre 2015 à 10:22

    Bonjour M. Marc, peut-on alors considérer que nos "Trouvères épistoliers" ont un lien direct avec le verbe trouver idem pour les troubadours drôles de mon espèce (!!!). Merci. Bye. Mich.

      • Jeudi 29 Octobre 2015 à 17:37

        C'est l'étymologie couramment admise : ancien français trouvere, dérivé de trouver, lui-même probablement issu du latin tropare au sens de "faire des vers, composer un poème" (cf. ancien provençal trobar) et plus généralement "inventer".

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