• Aux armes, citoyens !

    Aux armes, citoyens !

    « Vaccins contre le Covid-19 : un comité citoyen pour restaurer la confiance. »
    (paru sur lemonde.fr, le 16 décembre 2020.)  


    FlècheCe que j'en pense


    Vous fallait-il une illustration de l'inconséquence de nos ouvrages de référence ? En voici une nouvelle.

    À l'article « citoyen » de la neuvième édition de son Dictionnaire, rédigé en 1988, l'Académie ne donne l'intéressé que comme substantif. Tout au plus signale-t-elle un emploi en apposition : « Le Roi-Citoyen, surnom du roi Louis-Philippe, qui se considérait lui-même comme le premier des citoyens. » (1) Mais voilà que la vénérable institution semble changer son fusil d'épaule vingt-huit ans plus tard, lors de la rédaction de l'article « réserve » : « Ensemble des civils amenés à rejoindre l'armée en cas de mobilisation générale. On distingue la réserve opérationnelle, qui regroupe d'anciens militaires de carrière et des volontaires ayant reçu une formation spécifique, de la réserve citoyenne, composée de bénévoles participant à des actions de communication de la Défense nationale. » Réserve citoyenne ? Les bras (et la tête ?) du citoyen Luc Ferry ont dû tomber d'étonnement, lui qui dans une chronique publiée en 2015 dans les colonnes du Figaro tenait ladite formule pour une « faute de français crasseuse (citoyen est un substantif, pas un adjectif, et le mot "civique" pouvait parfaitement faire l'affaire) ».

    Il faut croire que la crasse n'est pas toujours là où on l'attend : n'en déplaise aux académiciens de 1988 et à l'ancien ministre de l'Éducation nationale (2), citoyen − dérivé de cité sous les formes citeain, citeien, puis refait en citoien − est attesté comme substantif et comme adjectif (quoique moins fréquemment à l'époque, il est vrai) depuis... le XIIe siècle ! Je n'en veux pour preuve que ces quelques exemples (3) : « L'une constitucion est citeaine » (traduction du Gratiani Decretum, vers 1170), « Dreit [= droit] citeien » (Étienne de Fougères, vers 1175), « La grant gent citaaine » (Benoît de Sainte-Maure, vers 1175), « Commune citaaine » (Id.), « Cause citoiene » (Pierre de Fontaines, vers 1253), « Vertus citeines » (Brunetto Latini, vers 1265), « Les citeaines actions » (traduction du Digestum vetus, fin du XIIIe siècle), « Vie citaine » (Li Ars d'amour, vers 1300), « Batailles citoiennes » (Raoul de Presles, vers 1375), « Besongnes cytoiennes » (Jean Duchesne, 1473), « Discorde citoyenne » (Nicolas Herberay des Essarts, 1528), « Jeunesse citoyenne » (Gilles d'Aurigny, 1544), « La couronne civique ou citoyenne [couronne décernée, dans la Rome antique, à qui avait sauvé un citoyen] » (Claude Gruget, vers 1552), « Citoyenne tranquilité » (Pontus de Tyard, 1557), « Rage citoyenne » (Robert Garnier, 1568). Qu'on se le dise : citoyen fut pleinement adjectif dès l'ancien français !

    Adjectif, certes, concède Alain Rey dans Le Réveille-mots (1995), mais « au sens de "citadin", alors qu'aujourd'hui il est tout proche de civique, par rapport auquel il prend une allure plus politique et plus sociale, moins morale » (4). Il n'est pourtant que de consulter le Dictionnaire de l'ancienne langue française de Godefroy (et son Complément) pour constater que l'adjectif citoyen n'était pas cantonné dans sa seule acception étymologique (latin civis, « membre libre d'une cité ») : « De la ville, urbain ; de la cité », mais aussi « mondain, séculier ; terme de jurisprudence, civil ; civique [en parlant de vertu] » (cf. les exemples précédemment cités). Quant aux accents patriotiques liés au sens de « dévoué aux intérêts de son pays », ils se sont surtout développés au XVIIIe siècle, aussi bien sous les formes substantives qu'adjectives : « Ils n'étoient pas assez citoyens pour sacrifier au bien public l'intérêt de leur grandeur et celui de leur vengeance » (abbé Raynal, 1748), « J'entens ces qualités citoyennes, cette vigueur de l'ame qui nous fait faire et souffrir de grandes choses pour le bien public » (Gabriel-François Coyer, 1755), « Énerver [...] les sentimens citoyens pour trahir sa patrie » (M. de Saleles, 1763), « Oh ! si ces vers, vengeurs de la cause publique, [...] Obtiennent de mon roi quelques regards amis, [...] On verra de nouveau ma muse citoyenne Flétrir ces novateurs » (Nicolas Gilbert, 1775), « Au lieu d'une ame citoyenne, il en prend une financière : [...] l'amour de la patrie et du bien public s'éteint, et est remplacé par un vil et cruel égoïsme » (Louis-Sébastien Mercier, 1792).

    Mais voilà qu'un nouvel emploi adjectif apparaît dans les années 1990 (à en croire le Dictionnaire historique de la langue française) « dans le vocabulaire de la gauche devenue majoritaire, avec un sens distinct de civique, mais assez voisin ». Et c'est précisément cette « extension de sens abusive » que l'Académie dénonce depuis 2012 dans sa fameuse rubrique Dire, ne pas dire : « Il est fait aujourd'hui un fréquent mais curieux usage du nom Citoyen, qui devient un adjectif bien-pensant associant, de manière assez vague, souci de la bonne marche de la société civile, respect de la loi et défense des idéaux démocratiques. Plus à la mode que l'austère Civique, plus flatteur que le simple Civil, Citoyen est mis à contribution pour donner de l'éclat à des termes jugés fatigués, et bien souvent par effet de surenchère ou d'annonce. Les vertus civiles ou civiques sont ainsi appelées vertus citoyennes. On ne fait plus preuve d'esprit civique, mais d'esprit citoyen. Les jeunes gens sont convoqués pour une journée citoyenne. Les associations citoyennes, les initiatives et entreprises citoyennes fleurissent, on organise une fête citoyenne, des rassemblements citoyens. Les élections sont citoyennes, ce qui pourrait aller sans dire. »

    Passons sur la thèse (qui a décidément la vie dure) du nom devenu récemment adjectif pour nous intéresser aux exemples avancés. Vertus citoyennes au lieu de vertus civiques ? Vous parlez d'une révolution ! Est-il besoin de rappeler aux Immortels que la première formule est attestée bien avant la seconde, l'adjectif civique n'étant apparu qu'au début du XVIe siècle ? Elle se trouve notamment chez Brunetto Latini (XIIIe siècle), chez François-Antoine Chevrier (1761), chez Antoine Sabatier de Castres (1789), chez Proudhon (1841), chez Balzac (1856). Esprit citoyen ? Chez Saint-Simon (avant 1755) et dans l'édition de 1771 du Dictionnaire de Trévoux. Fête citoyenne ? Chez Alexandre Dumas (1855). On pourrait encore citer : « Ordre citoyen » (Mirabeau, 1756), « Plan d'éducation cytoyenne et militaire » (Claude-Antoine de Thélis, 1777), « Voix citoyennes » (Antoine Sabatier de Castres, 1779), « Administration citoyenne » (Charles-Joseph de Mayer, 1788), « Conduite décente et citoyenne » (Correspondance secrète, 1789), « L'armée la plus formidable et la plus citoyenne » (Jacques-François de Menou, 1789), « Milice citoyenne » (Mirabeau, 1790 ; Eugène-François Vidocq, 1844), « Pensée citoyenne » (Raymond de Sèze, 1790), « Conscience citoyenne » (journal L'Aigle, 1820), « Cartouche citoyenne [= qui appartient à un vrai citoyen ?] » (Casimir Delavigne, 1830), « Tableau citoyen [= d'inspiration patriotique ?] » (Musset, 1831), « Monarchie citoyenne [= qui se veut proche, à l'écoute des citoyens ?] » (Vigny, 1832), « Une âme vraiment citoyenne [= qui a les qualités d'un bon citoyen ?] » (Balzac, 1833), « Patriotisme citoyen [!] » (Ferdinand Eckstein, 1834), « En importance citoyenne [= populaire ?] » (Stendhal, 1836), « Joie citoyenne » (Claude Fouque, 1837), « Drapeau libre et citoyen » (Charles-Victor Prévost d'Arlincourt, 1837), « Société citoyenne » (François Broussais, 1839), « Garde citoyenne » (Louis Reybaud, 1842), « Masses citoyennes [= de citoyens] » (Chateaubriand, 1848), « Artillerie citoyenne » (Hugo, 1862), « Bals citoyens [= populaires ? entre citoyens ?] » (Goncourt, 1867), « Attitude citoyenne » (Ernest Billaudel, 1876), « Harangues citoyennes, union citoyenne » (Théodore Véron, 1889), « Ferveur citoyenne » (journal La Liberté, 1889). N'en jetez plus, ça ira, ça ira ! Vous l'aurez compris : cela fait belle lurette que l'adjectif citoyen est accommodé à toutes les sauces, au gré des fluctuations de son sémantisme.

    « Donc, rien de neuf, concluait Claude Duneton à la fin des années 1990 dans une chronique du Figaro littéraire, mais nous l'avions oublié de fait, les ouvrages du XXe siècle ne relèvent pas cet adjectif-là, tombé pendant une centaine d'années en désuétude [5]. » Force est de constater − et c'est là le piquant de l'affaire − que les académiciens, eux, n'ont pas toujours eu la mémoire aussi courte que leur Dictionnaire pouvait le laisser croire. Jugez-en plutôt : « Il étoit trop citoyen pour prendre ce parti extrême » (Antoine Léonard Thomas, 1761), « Cette idée vraiment citoyenne » (Charles Batteux, 1772), « Une plume sage et citoyenne » (Antoine-Louis Séguier, 1781), « Nos écoles citoyennes » (Philippe-Paul de Ségur, 1839), « Son origine citoyenne » (Sainte-Beuve, 1874), « Une année entière de vie exclusivement citoyenne » (Abel Hermant, 1903), « Dès son entrée dans la vie citoyenne » (Maurice Donnay, 1919), « Cette âme citoyenne » (Jacques Bainville, 1931), « Il écrivait de petites choses [...] qu'il traitait volontiers de citoyennes et festives » (Jean d'Ormesson, 2001), « Permettez-moi de vous faire une déclaration citoyenne » (René de Obaldia, 2005), « Développer les consciences citoyennes » (Hélène Carrère d'Encausse, 2013), « Ma conviction citoyenne » (Erik Orsenna, 2018), « Les vertus citoyennes » (Dominique Fernandez, 2019), « Une démarche solidaire, écologique et citoyenne » (Marc Lambron, 2020) (6)(7).

    Pour autant, il n'en demeure pas moins vrai que la fortune actuelle de l'adjectif citoyen a de quoi surprendre, par sa soudaineté et son ampleur (inversement proportionnelle à celle de la participation de nos compatriotes aux élections, allez comprendre...) : « rassemblement citoyen », « débat citoyen », « référendum d'initiative citoyenne », « marché citoyen », « café citoyen », « voiture citoyenne », « entreprise citoyenne », à chaque jour son lot « citoyen ». C'est que le mot ne signifie plus seulement « relatif à la citoyenneté », « de citoyen » ou « qui fait preuve de civisme, qui est conforme à l'esprit civique » ; il qualifie aussi désormais « tout ce qui est bon et généreux, soucieux et conscient de ses responsabilités, et plus généralement, comme on disait autrefois, "social" » (L'Impasse citoyenniste, 2001), « toute activité de bonne volonté dans la cité, sans qu'y reste attaché, la plupart du temps, de lien perceptible avec la citoyenneté » (Renaud Camus, 2002), « [ce] qui cherche à allier éthique, responsabilité et rentabilité » (Larousse en ligne), « [ce] qui a un rôle à jouer dans la société » (Petit Robert), voire « [ce qui] favoris[e] la diversité » (Jean de Viguerie, 2014). Quel chemin parcouru depuis l'ancien français ! D'abord simple « habitant d'une cité » (non noble, non clérical et non criminel), puis « membre libre d'une communauté politique organisée » au XVIIe siècle − par référence au modèle de la Grèce antique où le citoyen, jouissant du droit de cité, prenait part à la vie politique de la collectivité −, le « bon citoyen », respectueux des lois et des intérêts de son pays, est devenu « citoyen du monde » (avec l'humanité entière pour patrie) et, enfin, humaniste militant, animé par des idéaux antiracistes, solidaires et écologiques (8). À chaque époque sa définition élargie du mot citoyen

    Aussi ne s'étonnera-t-on pas que le locuteur épris de clarté et de précision tende à préférer à ce fourre-tout « aussi vague que systématiquement positif » (Jacques Doly, 2011) les adjectifs civil, civique − en voie de disparition ? − ou, selon le contexte, démocratique, écologique, engagé, exemplaire, patriotique, populaire, respectueux, responsable, social, solidaire, vertueux, etc. Cela dit, la remarque vaut aussi bien pour nos contemporains que pour leurs aînés : les emplois actuels et envahissants de l'adjectif citoyen sont-ils tellement plus ridicules que la « cartouche citoyenne » de Delavigne, le « tableau citoyen » de Musset, le « patriotisme citoyen » d'Eckstein ou encore la « pique citoyenne » qu'un archiviste fit forger en 1789 « pour la liberté française » ?

    Il faut croire que le charabia, lui, est citoyen de toutes les époques !
     

    (1) Cet exemple fait écho à une remarque figurant dans la sixième édition (1835) dudit Dictionnaire : « [Le nom] CITOYEN se prend quelquefois adjectivement dans le sens de Bon citoyen. Un ministre citoyen. Un roi citoyen. Un soldat citoyen. »

    (2) Et à quelques autres observateurs qui se sont laissé abuser : « Citoyen est un substantif, l'adjectif correspondant est civique. Mais civique a quelque chose de rude et de romain qui implique autant de devoirs que de droits. C'est un mot qui effraie. On l'évite au prix d'un solécisme » (Michel Zink, 1998, pris en flagrant délit d'inconséquence, seize ans plus tard, dans son ouvrage D'autres langues que la mienne : « Signes de leur émancipation et de leur égalité citoyennes » !), « [Les dirigeants] ont inventé l'adjectif "citoyen" (le dictionnaire ne connaît que le nom) » (Arlette Laguiller, 1999), « Le mot "citoyen" n'est pas un adjectif ! » (Gilbert Salem, 2010), « La classe dominante prend la peine d'inventer un mot ("citoyen") employé comme adjectif » (Jean-Claude Michéa, 2012), « La France de gauche n'avait pas encore adopté sa novlangue : le mot citoyen employé comme adjectif... » (Christian Billon, 2017), « Les journalistes [modifient] le sens des mots qu'ils martèlent ad nauseam ("citoyen" employé comme adjectif...) » (Armand Farrachi, 2018), « Le mot citoyenne n'a jamais été un adjectif en français ; c'est le féminin du substantif citoyen » (site barbarisme.com), « Ce qui est relatif au citoyen est civique... et non "citoyen" » (Mission linguistique francophone).

    (3) Je laisse de côté les cas ambigus où citoyen, qualifiant une personne, peut être analysé comme nom attribut ou apposé : « Li borjois citeen » (Doon de la Roche, fin du XIIe siècle), « Se il n'estoit citain parfait neis a Liege » (Jacques de Hemricourt, XIVe siècle), « Un simple soldat citoyen » (Antoine du Pinet, 1562), etc.

    (4) Sur la nuance sémantique actuelle entre les adjectifs civique et citoyen, voici d'autres points du vue : « L'adjectif civique concerne aujourd'hui davantage la vie politique et les droits et devoirs des citoyens en la matière. L'adjectif citoyen me paraît avoir un sens plus large et couvrir l'ensemble des droits et devoirs des personnes les unes vis-à-vis des autres, l'ensemble des obligations quotidiennes qui permettent à chacun une vie décente en harmonie avec une société démocratique équitable » (Pierre Hazette, ministre belge de l'Enseignement secondaire, 2003). Autrement dit, résume la revue Sciences humaines, « la citoyenneté ainsi évoquée ne concerne plus tellement le rapport qu'entretient l'individu avec l'État, mais bien [celui qu'il entretient] avec la société civile en général ». Ainsi, « une attitude civique consisterait à remplir ses devoirs de citoyen, tandis qu'une "démarche citoyenne" afficherait une volonté d'intégrer dans ses actes des considérations éthiques et des finalités ou des solidarités sociales plus affirmées » (article « citoyenneté » de Wikipédia).
    L'hésitation entre les deux adjectifs n'est, au demeurant, pas nouvelle. On peut lire dans un numéro de juillet 1792 du Mercure français : « Liquidation de la dette citoyenne de chaque municipalité (il fallait, de la dette civique). »

    (5) L'adjectif figure toutefois dès 1960 dans le Grand Larousse encyclopédique, avec le sens de « populaire » et la mention « vieilli ».

    (6) Sans oublier les exemples déjà cités de Chateaubriand, de Delavigne, de Vigny, de Hugo et de Musset.

    (7) L'adjectif se trouve également chez nos meilleurs linguistes : « Je suis favorable à la féminisation des noms de métiers pour des raisons grammaticales, sociales, morales et citoyennes » (Bernard Cerquiglini), « Croisade citoyenne » (Alain Rey).

    (8) « On voit cet adjectif recouvrir le champ sémantique de l'engagement politique et social. Citoyen est alors synonyme de "militant", "engagé", "antiraciste", "écologique". Son emploi sert de signe de reconnaissance à toute la mouvance associative qui, à la marge de la gauche politique et des services sociaux, cherche à réparer à la fois la panne idéologique de la première et la démission des seconds » (Luc Borot, 2000).

    Remarque : Concernant le genre de COVID-19, voir cet article.

     

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    Vaccins contre la COVID-19 : un comité de citoyens (?) pour restaurer la confiance.

     

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  • Commentaires

    1
    FC
    Jeudi 7 Janvier à 12:09

    Bel article comme d'habitude.

    La version numérique du journal Le Monde est souvent mal écrite, avec des dépêches hâtivement traduites par des pigistes ne connaissant pas bien le français et on lit souvent des phrases dont la tournure relève du janotisme tant elle est maladroite et sujette à des malentendus. Que l'emploi à première vue fautive trouve un précédent au Moyen-Age est un pur hasard qui ne devrait pas disculper le journaliste...mais on comprend tout cela en vous lisant.

    Question qui n'a pas de rapport avec ce billet : Le Petit Robert, toujours prompt à suivre la mode, accepte le verbe prioriser, tandis que l'Académie française, qui prend toujours son temps, le dénonce à juste titre comme un barbarisme. Qu'en pensez-vous?

      • Vendredi 8 Janvier à 10:53

        Les avis sont, en effet, partagés : les uns y voient l'influence de l'anglais to prioritize, les autres considèrent que prioriser "est conforme aux modes de formation du français" (Office québécois de la langue française) et qu'il a l'avantage de la concision (mais pas forcément de la précision).

        Le verbe serait attesté en 1951 chez le philosophe Louis Lavelle.

        Pour ma part, je préfère recourir à des équivalents.

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