• Un adjectif qui fait mal

    Un adjectif qui fait mal

    « Perclus de dettes, l'écrivain [Chateaubriand] doit vendre la propriété [située à Châtenay-Malabry]. »
    (Emmanuelle Leroy, sur pleinevie.fr, le 16 février 2018)

     

     

      FlècheCe que j'en pense


    L'adjectif perclus est connu pour les sueurs froides que sa terminaison donne aux usagers, les rares fois où ils viennent à croiser sa route (voir ce billet). Mais l'écueil majeur est, paradoxalement, celui dont les ouvrages de référence parlent le moins, à savoir la multiplicité de ses emplois, parfois contradictoires.

    Perclus, nous dit-on, est à l'origine un terme de médecine qui aurait été emprunté (vers 1240, d'après le TLFi) du latin perclusus, participe passé de percludere (« fermer entièrement, obstruer »), lui-même composé du préfixe intensif per- et de claudere (« fermer »). Selon le Dictionnaire historique de la langue française, « le mot qualifie une personne et, par métonymie, un membre qui ne peut plus se mouvoir [à cause de l'obstruction de vaisseaux sanguins, comme l'étymologie le laisse supposer ?], soit absolument, soit avec un complément de cause introduit par de (1549). » Et c'est là que les ennuis commencent. Car enfin, c'est oublier un peu vite, me semble-t-il, que le complément introduit par de a d'abord désigné proprement la partie du corps qui est privée de mouvement, dont on a perdu (provisoirement ou définitivement) l'usage : « Percluz de leurs membres » (Mathieu d'Escouchy, vers 1465), « Et esperoient les medecins qu'il [le mal] luy descendroit sur ung bras, et qu'il en seroit perclus » (Philippe de Commynes, 1498), « Perclus de ses membres » (Robert Estienne, 1549) (1), etc. (2) ; et, par métaphore, la chose immatérielle (cerveau au sens d'« esprit », raison, sens...) qui est « dans le même état qu'un membre perclus » (dixit Littré), comme paralysée, inactive : « Tout perclus de sens et de raison » (Ronsard, 1565), « Il devint stupide et perclus de son cerveau » (Étienne Pasquier, vers 1581), etc. (3). Parfois, l'idée de privation semble l'emporter sur celle d'absence de mouvement ou d'activité, et perclus devient un simple synonyme de « privé » (cf. Dictionnaire de la langue française du seizième siècle d'Edmond Huguet) : « Aveuglés et perclus de la sainte lumière » (Ronsard, vers 1556), « Il nous advient, à la chaude alarme d'une bien mauvaise nouvelle, de nous sentir saisis, transis, et comme perclus de tous mouvements » (Montaigne, 1580), « Qu'en convenoit-il esperer finalement, sinon de se veoir perclus de tout espoir ? » (Christophle de Bonours, 1628).

    En ce qui concerne le tour perclus de suivi d'un complément de cause, il me semble rare avant le XVIIe siècle (4) : « [Il] s'est trouvé percluz / De l'heure soudaine » (Le Piteux Remuement des moines, 1562), « Il le veit perclus de froid » (Jean d'Assaignies, 1598), « Déjà deux fois d'une pareille foudre / Je me suis vu perclus » (Malherbe, 1599) − mentionnons également cette phrase tirée des Chroniques de Metz et relatant un évènement survenu en 1476, mais dont il est difficile de dater la rédaction avec précision : « Ilz avaient les membres si perclus de froidure qu'ilz n'eussent eu quelque puissance de se deffendre. » Toujours est-il que perclus en est venu à être employé − « par exagération » (selon la neuvième édition du Dictionnaire de l'Académie) (5), « par extension » (selon le TLFi) ou par analogie avec le tour recru de (fatigue, douleur, chagrin...) (selon... moi !) − au sens de « qui est entièrement ou partiellement paralysé par l'effet d'une cause passagère ou permanente » (perclus de fatigue, de froid, de douleur...), puis au sens de « qui se trouve momentanément frappé d'immobilité par l'effet d'une vive émotion, d'un sentiment intense » (perclus de saisissement, de stupéfaction...) (6). Quant à l'expression consacrée perclus de rhumatismes (que l'on rencontre aussi avec d'autres noms d'affection), elle n'est pas attestée, à ma connaissance, avant le XVIIIe siècle : « Perclus de sa goutte » (Isaac de Larrey, 1722), « Presque perclus d'un rhumatisme et d'une goutte sciatique » (Dictionnaire universel de médecine, 1748), « [Il] était presque perclus de goutte » (Stendhal, 1836), « Perclus de névralgies » (Guy de Maupassant, 1891), « Perclus de courbatures » (Amin Maalouf, 1993), « Perclus de crampes atroces » (Alice Zeniter, 2017).

    Les choses auraient pu en rester là, mais c'était compter sans les facéties de l'usage. Voilà qu'à la longue liste des causes susceptibles de pétrifier notre corps ou notre esprit le XIXe siècle a cru judicieux d'apporter sa contribution : je veux parler... des dettes ! Dans sa Grammaire moderne des écrivains français (1861), Gabriel Henry Aubertin cite à ce propos un poème anonyme de 1848 : « Naguère encor perclus de dettes ; / Aujourdhui gonflant ses tablettes, / De rentes sûres, d'actions etc. » et s'empresse d'ajouter cette remarque à l'intention des esprits perclus : « Perclus de dettes, comme de rhumatismes etc. » Vous me direz, avec quelque apparence de raison, qu'il est des créances dont le montant a de quoi saisir d'angoisse leurs débiteurs, mais enfin, la métaphore a ses limites, et l'on peine à percevoir l'idée de paralysie attachée à notre adjectif dans les citations suivantes : « Laissez-moi vous dire que, lancé de bonne heure dans le tourbillon de toutes les extravagances, je suis aujourd'hui perclus de dettes » (Clairville, Siraudin et Blum, 1864), « La Béotie, agitée par quelques hommes perclus de dettes » (Victor Duruy, 1880), « La commune, déjà percluse de dettes, allait être ruinée » (Claude Michelet, 1990), « Le cardinal, perclus de dettes, malgré des revenus immenses » (Jean-Paul Bertaud, 2001), « Tout est perclus de dettes, hypothéqué, rançonné par les usuriers » (Jean-Michel Riou, 2012), « Perclus de dettes, en quête d'amour, mais demandé partout » (Jacques De Decker, 2014). Cet emploi, qui ne figure dans aucun ouvrage de référence mais s'invite jusque sous une plume académicienne (« Le Dauphin Humbert était aussi gonflé d'orgueil que perclus de dettes », Maurice Druon, 1977), n'a pas manqué de heurter les oreilles délicates : « En dehors des italianismes ou des néologismes que [tel écrivain] emploie avec une certaine hardiesse, on relève dans son style des expressions singulières, obscures ou choquantes telles que [...] perclus de dettes (criblé ?) » (Revue critique d'histoire et de littérature, 1901). Une confusion avec la construction perdu de, attestée depuis 1559 au sens de « dans une situation désespérée du fait de » (d'après le Dictionnaire historique de la langue française), n'est évidemment pas exclue : « Un tas d'hommes perdus de dettes et de crimes » (Corneille, 1641), « [Un] garçon peu recommandable et qu'on savait perdu de dettes » (Georges Bernanos, 1935), « Être accablé de dettes, perdu de dettes, criblé de dettes » (neuvième édition du Dictionnaire de l'Académie) (7). Toujours est-il que perclus, autrefois employé au sens de « privé », tend à devenir un synonyme délicieusement suranné, et ô combien raffiné, de « criblé », « accablé » et, partant, de « pétri », « plein », « rempli » (8) : « Perclus de défauts et d'art » (Stanislas Fumet, 1935), « Le sommeil du patient ne laisse pas d'être agité : il est perclus de cauchemars » (Régis Michel, 2001), « Ce texte est perclus d'erreurs » (Emmanuelle de Boysson, 2011), « Des professeurs perclus de structuralisme » (Pierre Assouline, 2014). Les bras m'en tombent !
     

    (1) Il s'agit là, selon toute vraisemblance, de l'attestation à laquelle le Dictionnaire historique fait référence. Je vous laisse vous faire votre opinion sur le prétendu « complément de cause »...

    (2) Et aussi (avec ou sans complément) : « Pourvu qu'il ne soit ni manchot, ni perclus de tous ses membres » (Rabelais, 1534), « [Il] fust mort perclus des yeux et de tous ses membres » (Antoine du Pinet traduisant Pline, 1584), « Qu'ilz ne deviennent comme percluz, impotens et comme transis de ce froid » (François de Sales, 1593), « Aucuns reveindrent perclus des pieds ; autres des bras et mains » (Jean de Serres, 1597), « Tant d'incommodité de maladies qu'ilz en est demeure percluz de la veue et aveuglez » (Archives municipales de Clerval, 1616), « Je suis de quatre doigts perclus » (Paul Scarron, vers 1648), « Sa langue devint percluse » (Voltaire, 1759), « [Les vents] sont si froids, que ceux qui couchent à l'air, sans se couvrir au moins la poitrine, deviennent quelquefois perclus de tous leurs membres » (Bernardin de Saint-Pierre, 1814), « [Il] resta debout et silencieux, comme un homme perclus de ses membres » (Balzac, 1832), « Il y avait à Lystra un homme perclus des pieds, boiteux dès sa naissance, et qui n'avait jamais pu marcher » (comtesse de Ségur, 1867). 

    (3) Et aussi (avec ou sans complément) : « Je suis percluz par leurs voulloirs iniques » (Roger de Collerye, avant 1536), « Faisant des gestes de vrayes folles et percluses de leur bon sens » (Pierre Le Loyer, vers 1605), « Comme perclus de toute raison et simple notion d'entendement » (Jean-Pierre Camus, 1609), « Perclus de l'âme » (Adrian de la Morlière, 1615), « Un cerveau dévoyé, qui est perclus de son sens et de sa raison » (Nicolas Pasquier, vers 1623), « Est-il, en ce danger, de jugement perclus ? » (Jean Mairet, 1637), « Salius / Fut d'abord des cinq sens perclus » (Paul Scarron, 1653), « Tout dévot a le cerveau perclus » (Boileau, 1657), « L'énormité du fait le rendit si confus, / Que d'abord tous ses sens demeurèrent perclus » (La Fontaine, 1665). Les deux acceptions, propre et figurée, sont réunies dans cette autre citation de Jean Mairet : « J'estois perclus de l'esprit et des yeux » (1634), qui suscita la critique de Jean-François Marmontel : « Perclus est du style familier, et l'on ne dit point perclus des yeux, perclus de l'esprit ; on le dit du corps et des membres » (1773).

    (4) « Mon esprit est quasi tout perclus de tristesse » (Lazare de Selve, avant 1623), « La nouvelle de cette mort [...] perçoit le cœur de tous les gens de bien. [...] Sainct Ambroise tout courageux qu'il estoit, se sentit comme perclus de douleur et de tristesse » (Nicolas Caussin, vers 1630), « Ses membres perclus de froidure commençaient à sentir la chaleur » (un certain Dr Guillaume, 1669). Les deux emplois figurent dans Relation du Groenland (1647) d'Isaac La Peyrère : « Ils [...] devenoient perclus, de bras et de jambes », « [Il] revint de ce voyage perclus de froid ».

    (5) On lit à l'entrée « perclus » de la neuvième édition du Dictionnaire de l'Académie : « Qui éprouve de grandes difficultés à se mouvoir. Un vieil homme perclus. Être perclus de rhumatismes. Par exag. Être perclus de fatigue, de douleur. » Cette formulation me laisse perplexe dans la mesure où tout porte à croire que l'on a dit perclus de douleur (à propos d'une douleur physique aussi bien que morale, cf. citation de Nicolas Caussin) avant perclus de rhumatismes... Aussi Sartre n'était-il peut-être pas fondé à se moquer, dans Les Mots (1963), d'une expression attestée depuis au moins le XVIIe siècle : « On rit cent fois de suite, sans se lasser, de cette étudiante qui vient d'écrire dans un thème français : "Charlotte était percluse de douleurs sur la tombe de Werther". »

    (6) « À demi perclus de froid » (Philippe-Paul de Ségur, 1824), « Percluse de tristesse » (Victor Hugo, vers 1850), « Perclus de fatigue, de stupéfaction, d'étonnement, de crainte » (Guy de Maupassant, 1883-1885), « Perclus d'ennui » (Léon Bloy, 1897), « Perclus de réticences, paralysé de scrupules » (André Gide, 1926), « Perclus de timidité, de honte » (François Mauriac, 1932), « Perclus de douleurs » (Blaise Cendrars, 1948), « Perclus de préjugés » (Marguerite Duras, 1981), « Perclus d'hésitations » (Anne-Marie Cocula, 1986), « Perclus d'effroi » (Maurice Genevoix, 1987), « Perclus d'angoisse et d'une inimaginable ignorance » (Charles Juliet, 2000), « Perclus d'alcool et d'années de chômage » (Jacques Chessex, 2006), « Perclus de contradictions » (Jean d'Ormesson, 2008), « Perclus de doutes » (Sophie Chauveau, 2008), « Perclus de pauvreté et de misère physique » (Jean-Noël Schifano, 2010), « Perclus d'amour » (Raphaël Enthoven, 2018). Ainsi est-on passé de « perclus de tout espoir » (Christophle de Bonours, 1628) à « perclus de désespoir » (Pierre Seghers, 1961).

    (7) On a dit de même, selon Littré, « perdu de goutte, de rhumatisme, dont la constitution est ruinée par la goutte, par le rhumatisme » : « On dit, qu'un homme [...] est perdu de gouttes, quand il est noüé, et presque perclus » (Dictionnaire de Trévoux, 1704), « Quoique depuis longtemps elle fût perdue d'écrouelles » (Charles Pinot Duclos, avant 1772), « Je m'étonne vraiment que vous ne soyez pas perdue de rhumatismes » (Théodore Leclercq, 1830), « Vous qui êtes perdu de rhumatismes » (Hector Malot, 1887). Saint-Simon eut, du reste, recours aux deux formulations dans ses Mémoires : « perclus de goutte », « perdu de goutte(s) ».

    (8) Grande est assurément la tentation, dans des phrases comme « Déparé de fautes, perclus de barbarismes, il [le français] est enfoncé par la langue anglaise » (Bernard Cerquiglini, 2002), « [Elles] agitaient leurs doigts fuligineux, perclus de bagues » (Olivier Balazuc, 2010), d'interpréter perclus, pourtant correctement employé au sens figuré de « paralysé, ankylosé », comme un synonyme de « plein, rempli ».


    Remarque 1 : Perclus est également attesté de longue date comme substantif : « Cette eau [...] est bonne pour les percluz » (François de Belleforest, 1575), « C'est pour tels perclus des sens spirituels, que nous avons souhaicté un sentiment corporel en la justice » (Jacques de La Guesle, 1611), « C'était un perclus, à la fois boiteux et manchot » (Victor Hugo, 1832).

    Remarque 2 : Indécise, l'Académie ? Dans la neuvième édition de son Dictionnaire, elle hésite entre les graphies être perclus de douleurs (au pluriel, à l'entrée « douleur ») et être perclus de douleur (au singulier, à l'entrée « perclus »).

    Remarque 3 : On peine à comprendre ce qui a pu pousser le TLFi à mettre sur le même plan les tours perclus de fatigue, de froid, de douleur et perclus de tous leurs membres, alors que les compléments sont de type différent.

    Remarque 4 : Selon Dupré, « le verbe perclure, qu'imagine Littré, n'a jamais existé ». Goosse renchérit : « Perclure n'a jamais été dans l'usage ; seul a été et est vivant l'adjectif perclus. » Il n'est pourtant que de consulter la Toile pour se convaincre du contraire : un ancien verbe perclore (« rendre perclus ; priver, ôter l'usage ») est attesté chez Palsgrave (1530) et chez Cotgrave (1611), suivi de ses variantes percluser et, surtout, perclure, qui se conjugue comme conclure et dont les occurrences ne sont pas aussi anecdotiques que ce que l'on voudrait nous faire croire. Qu'on en juge : « L'humeur melancholique, qui avec le temps, nous perclurroit de nostre santé », « Il ne faut qu'un catarrhe, qui la [une belle femme] vous perclusera de ses membres, la difformera et la rendra [...] hideuse à voir » (Nicolas de Cholières, 1585) ; « La guerre a perclus tous ses sens » (Jacques Favereau, 1649) ; « Dieu m'a donné l'ouïe, et Dieu m'en a perclus » (Paul Scarron, 1653) ; « Accablé d’une étrange paralysie qui l’avait perclus de tous ses membres » (père Simon Mars, fin du XVIIe siècle) ; « Malgré la terreur qui perclut comme tous ses membres » (L’Écueil des amans, 1710) ; « Elle [la graisse] peut causer une contraction de nerfs et perclure les bras et les mains » (Buffon, 1809) ; « Le venin qui découloit de ses lèvres me perclut en mes cinq sens » (Mme de Ranchoup, 1814) ; « L'éducation civilisée, qui perclut les corps par la fausse gymnastique, et les âmes par les préjugés », « L'immobilisme perclurait à jamais le monde social » (Charles Fourier, 1823) ; « Un excès de travail qui l'avait perclus de tous ses membres » (Jean-Nicolas Bouilly, 1827) ; « [L'arthrite] peut encore perclure de tous leurs membres les malheureux qui en sont affectés » (Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, 1829) ; « Le froid perclut même l'âme » (Eugénie de Guérin, 1834) ; « L'homme chancelle, frappé qu'il est, dans son fond, d'un coup qui l'égare ou le perclut » (abbé de La Chadenède, 1837) ; « Un rhumatisme qui perclut le malade » (Dr Pierre Bertrand, 1845) ; « Retirons- nous de cette misère qui perclut tout, même les efforts les plus saints, les plus sacrés » (Pierre Leroux, vers 1852 ?) ; « La vieillesse avait brisé sa vigueur, affaibli sa vue et perclus ses membres » (Maxime Du Camp, 1854) ; « Cette chute le perclut d'un membre », « Perclus était le participe du vieux verbe percluser qui doit être remplacé par perclure » (Benjamin Legoarant, 1858) ; « Villon se perclut en remords » (Jules-Marie Simon, vers 1890 ?) ; « La masse d'air pesante [...] vous perclut de courbatures » (Le Maroc vu de Paris, 1937) ; « Cette ville inhumaine, qui nous perclut de réflexes et nous change en robots » (Jacqueline Beaujeu-Garnier, 1969) ; « La nielle qui perclut nos épaules » (Jean-Claude Pirotte, 1991) ; « Un malade qu'une syphilis neurologique perclut de douleurs » (François Chast, 1998) ; « La vie l’avait perclus d’épreuves » (Jean-Jacques Aillagon, 2009) ; « Le refus de Grasset m'avait perclus » (Frédérick Tristan, 2010) ; « La violence injuste de Sternkopf à son endroit l'a perclus d'effroi » (Hervé Brunaux, 2013) ; « La paralysie essentielle qui perclut l'Organisation » (Grégoire Polet, 2017). Ces verbes transitifs ont pu favoriser le succès de la construction perclus de suivi d'un complément de cause, selon la dérivation suivante : le froid perclut les doigts, d'où, au passif, les doigts sont perclus par le froid (cf. Littré à l'entrée « gourd ») ou, le complément d'agent pouvant à l'occasion être introduit par deles doigts sont perclus de froid

     

    Flèche

    Ce qu'il conviendrait de dire


    Criblé (accablé) de dettes.

     

    « Un piège tabouSur-médiatisation »

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  • Commentaires

    1
    Sylvaine
    Dimanche 25 Mars à 21:45

    Bonjour,

    Pour information, le lien ci-dessus (voir ce billet) référence une page inexistante -> erreur 404 : page introuvable

    Cordialement,

    Sylvaine

      • Dimanche 25 Mars à 23:19

        Je vous remercie de votre vigilance. Le lien a été corrigé.

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