• Amener / Apporter

    Voilà deux verbes que beaucoup emploient sans faire de distinction... à tort !

    Amener, c'est « faire venir avec soi » (a-mener), « conduire, guider » en parlant d'un être animé (personne ou animal) ou d'une chose capable de mouvement sans être portée (au sens propre : voiture, vélo... ou figuré : eau, vent, électricité...).

    Apporter, c'est « porter à quelqu'un » (a-porter), en parlant d'une chose ou d'un être animé ne pouvant se mouvoir. Son usage doit donc être limité à ce qui peut être porté. Au figuré, on apporte de l'aide, un conseil...

    Ainsi doit-on dire :

    Apporte-moi ce livre, s'il te plaît.

    Elle a amené son chien chez le vétérinaire et apporté ses dossiers à la maison.

    Demain, j'amène un ami à déjeuner.

    Quel bon vent vous amène ? Les nuages amènent la pluie.

    Il doit amener la voiture au garage (Hanse recommande dans ce cas : mener, conduire la voiture au garage).

    Elle travaille sur un projet censé amener l'électricité dans des contrées reculées.

    Un aqueduc amène l'eau à la ville.

    Ces marchandises seront amenées par bateau (= transportées).

    Amener une vache à l'étable, un navire à bon port.

    Séparateur de texte

    Remarque 1
    : Certains pensent éviter la confusion en considérant que le verbe amener se rattacherait au substantif main et s'emploierait donc pour les personnes (qui en ont deux) tandis qu'apporter serait réservé aux choses (qui n'en ont pas). Cette distinction n'est pas fondée, comme l'illustre l'exemple suivant :

    Apporter un bébé (un bébé est une personne dotée de mains, mais qu'il faut porter puisqu'elle ne peut pas encore marcher).

    Au demeurant, l'étymologie du verbe mener et de ses dérivés contredit cette idée pourtant fort répandue (du latin minare, « menacer les bêtes pour les faire avancer » puis « guider, conduire »). Il est donc plus pertinent de considérer que amener – au sens propre : « conduire en menant, guider » – implique un contact avec le sol, que l'on ne trouve pas dans apporter.

    Remarque 2 : La même distinction s'applique à emmener et emporter, ramener et rapporter (on notera par ailleurs que les verbes amener et emmener font référence à deux mouvements inverses : le premier met l'accent sur le lieu où l'on se dirige, dont on se rapproche, alors que le second s'emploie quand on s'éloigne du point considéré).

    La France a rapporté dix médailles (et non ramené).

    Les enfants qu'il emmène avec lui en vacances et la valise qu'il emporte avec lui.

    Les enfants qu'il amène à la garderie.

    Remarque 3 : Amener s'emploie avec un nom de choses dans quelques expressions figées correspondant à un sens ancien du verbe (« ôter de la place »).

    Amener le drapeau, amener les voiles (= tirer à soi, faire descendre).

    Amener
    Source : cinema-francais.fr

     

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