• Le bonheur n'est pas dans le pré-

    Le bonheur n'est pas dans le pré-

    « "J'ai un ami de la famille qui vient de m'envoyer un message pour me prévenir qu'il avait le covid [...]", explique un sexagénaire. »
    (paru sur ladepeche.fr, le 28 décembre 2021.)  


    FlècheCe que j'en pense


    L'Académie française en est pourtant déjà à sa deuxième piqûre de rappel : « Le préfixe pré- de prévenir indique nettement que ce verbe sert à informer d'un fait à venir et non d'un fait passé », lit-on dans sa fameuse rubrique Dire, ne pas dire.
    Autant vous prévenir d'emblée : voilà un raccourci bien rapide ! Car enfin, le préfixe pré- de prévenir indique surtout... que l'étymon latin praevenire, composé de prae (« devant, avant ») et de venire (« venir »), signifie littéralement « venir le premier, aller au-devant », d'où « prendre les devants » et, au figuré, « devancer, surpasser ». Certes, le moyen français a repris la plupart de ces acceptions étymologiques, mais il n'aura échappé à personne que prévenir, au sens courant moderne qui nous intéresse ici, ne se laisse plus aussi facilement analyser comme un préfixé de venir ! (1)
    L'auteur de la rubrique Dire, ne pas dire conclut sa mise en garde en ces termes : « On veillera donc bien à ne pas employer ce verbe pour annoncer ce qui est déjà advenu. On pourra donc dire Il m'a prévenu qu'il arriverait demain, mais non Il m'a prévenu qu'il était déjà allé en Angleterre. » Et pourtant... Il n'est que de consulter les écrits de la vénérable institution pour être saisi d'un doute : « On m'avait prévenu qu'elle était très susceptible » (à l'article « prévenir » de la neuvième édition de son Dictionnaire), « Le cardinal de Richelieu fit prévenir l'Académie que Granier s'était rendu coupable du détournement d'un dépôt d'argent » (sur son site Internet). Est-ce à dire, sans rire, que l'information, dans ces deux exemples, porte sur un fait à venir ?... Voilà qui mérite que l'on y regarde de plus près.

    Prévenir quelqu'un, c'est proprement « venir avant lui », d'où, figurément, « le devancer (dans l'accomplissement d'une action) ; le secourir en venant à son devant » et, spécialement, « le citer en justice » (sens hérité du latin juridique « accuser le premier » ?). Ces acceptions, courantes dans l'ancienne langue, ne se rencontrent plus guère de nos jours que par archaïsme littéraire : « Il convient d'agir le plus tôt possible pour prévenir l'ennemi » (Jules Romains), « Elle voulut s'empoisonner ; quelqu'un la prévint, l'obligea à vivre » (Émile Henriot). Mais voilà que l'emploi moderne de prévenir quelqu'un voit le jour, au tournant du XVIIe siècle si l'on en croit le TLFi : « L'Empereur Tybere [...] ja prevenu de ladicte nouvelle » (Noël du Fail, 1585) ou du XVIIIe siècle si l'on en croit Wartburg : « Prévenu des malheurs d'une tête si chere » (Crébillon, 1709). L'Académie attendit 1798 pour l'accueillir dans les colonnes de la cinquième édition de son Dictionnaire : « On dit, Prévenir quelqu'un de quelque chose, sur quelque chose, pour dire, L'en instruire, l'en avertir par avance. Il m'a fait prévenir de son arrivée. Je l'ai prévenu sur les piéges qu'on vouloit lui tendre. Je vous préviens que vous aurez demain une visite qui vous surprendra. On vous en avoit prévenu. » Cette définition appelle plusieurs remarques.

    On notera, tout d'abord, que notre verbe pouvait alors introduire son complément au moyen de la préposition sur : « C'est ma mère […] qui a voulu que je vous prévinsse sur tout ceci » (Marivaux), « Le supérieur parut à l’instant. Il était prévenu sur mon arrivée » (abbé Prévost). Cette construction, aujourd'hui abandonnée au profit de prévenir de ou que, est précisément au cœur de notre affaire. Je n'en veux pour preuve que cette diatribe de Jean-Nicolas Jouin de Sauseuil contre Rivarol : « [Rivarol écrit] que ces prospectus ont donné lieu à une petite erreur sur laquelle il doit prévenir le public. Cette erreur étant un fait passé et arrivé, ainsi qu'il paroît par son expression ont donné lieu, le terme prévenir, dont il se sert ensuite, est impossible et déplacé. On ne prévient point sur un fait passé, mais sur un fait à venir. Le mari d'une femme doit être arrêté demain ; il faut l'en prévenir, et lui aussi, afin qu'ils évitent ce malheur. Mais il vient d'être arrêté, et elle l'attend encore tranquillement chez elle pour dîner : il faut vite aller l'en instruire, l'en informer ; il n'est plus tems de l'en prévenir... » Vous l'aurez compris, la critique qui nous occupe aujourd'hui ne date pas d'hier... mais de 1784 ! L'argument, fût-il implicite, n'en demeure pas moins le même : le préfixe pré-, hérité du latin prae-, exige que l'information porte sur un fait postérieur au moment où l'on parle (3). De là la précision « par avance » du Dictionnaire de l'Académie, unanimement reprise par les lexicographes du XIXe siècle.

    Seulement voilà : l'usage de l'époque nous enseigne une tout autre histoire. Jugez-en plutôt : « On a ignoré jusqu'ici si le roi avoit été prévenu que le cardinal avoit voulu attenter à sa vie » (Paul de Rapin de Thoyras, 1724), « Il est bon de vous prévenir que dans l'intervalle de sa dénonciation sa femme s'est séparée d'avec lui » (Jacques Morabin, 1745), « Le marquis l'avoit prévenu que son ami n'étoit venu chez lui par aucune raison d'intérêt » (Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, 1754), « J'ai l'honneur de vous prévenir que j'ai donné ordre [...] » (Victor-François de Broglie, 1760), « Je suis obligé de vous prévenir, monsieur, que par la Suisse il faut affranchir jusqu'à Pontarlier » (Rousseau, 1763), « Je commence par vous prévenir, Madame, que je n'ai rien obtenu de la marquise » (Restif de La Bretonne, 1772), « Je lui ai donné une lettre pour vous, et je vous préviens que je ne vous trompe pas dans cette lettre, quand je vous dis que [...] » (Voltaire, 1776), « Je viens vous prévenir que je lui ai dit que vous le demandiez » (Félicité de Genlis, 1780), « Je dois même prévenir que c'est pour ce vocabulaire que j'ai réservé la définition de la plupart de ces termes » (Encyclopédie méthodique, 1784), « Il nous prévient qu'il avait une folie romanesque » (Antoine Joseph Barruel-Beauvert, 1789), « Il commença par nous prévenir que quelques-uns de nous avaient été reconnus » (Jean-Baptiste Louvet, 1793), « Je vous préviens que nous avons eu une affaire générale aujourd'hui » (Napoléon Bonaparte, 1796). Les rares spécialistes et lexicographes du XVIIIe siècle à évoquer le sens nouveau ne sont, du reste, pas d'accord entre eux : nulle mention de la restriction « par avance » chez Féraud, par exemple, qui indique seulement dans son Dictionnaire critique (1788) que prévenir se construit avec la préposition de « dans le sens d'instruire ». Plus intéressante encore est cette définition trouvée dans le Dictionnaire universel de l'Écriture sainte (1715) de Charles Huré : « Praevenire. Prévenir quelqu'un, lui parler le premier. » Remontons une dernière fois le temps : pour Furetière (1690), prévenir quelqu'un, c'est « preoccuper [son] esprit, luy donner les premieres impressions ». On le voit : l'idée d'agir le premier a ici précédé celle d'agir par avance.

    Est-il possible de retracer un cheminement sémantique entre ces différentes acceptions ? Tout ce que l'on peut dire sans trop se tromper (4), c'est qu'à l'idée étymologique de « venir le premier au-devant de quelqu'un » s'est associée, dans la seconde moitié du XVIe siècle, celle de « occuper l'esprit, influencer, persuader », d'abord − l'esprit humain étant ce qu'il est − défavorablement : « Chacun, en cette cause, estoit prevenu contre moy » (Étienne Pasquier, 1572), puis favorablement : « J'ay pris la hardiesse de vous écrire ce compliment, non pas afin de vous prevenir en faveur du petit travail que je vous envoye [mais....] » (Pierre Costar, avant 1657), « On estoit si mal prevenu pour elle qu'elle n'obtint pas seulement d'attention » (Gautier de Costes de La Calprenède, 1661). Mais étaient également en usage à cette époque des formulations neutres − « Je ne prétens pas vous prévenir sur la lecture de ce petit ouvrage, puis que c'est de vous que l'auteur et moy devons en attendre le jugement » (Antoine Dezallier, 1688), « On le prévient de mille faussetés contre vous : on vous fait passer en son esprit pour un superbe, pour un hipocrite, pour un homme dangereux » (Claude Masson, 1694) −, dont certains emplois tendent à se confondre avec le sens moderne « instruire, avertir, informer » : « Il n'est plus besoin ny que j'instruise les lecteurs de mes intentions ny que je les previenne sur la nature de mon travail » (Denis Amelote, 1657), « Le roi était prévenu que ["c'est-à-dire était prévenu de cette pensée que", précise Ernest Havet] les jansénistes n'étaient pas bien intentionnés pour sa personne et pour son État » (Racine, avant 1699). Prévenir « avertir » a-t-il précédé prévenir « occuper l'esprit », comme le croit le TLFi, ou lui a-t-il succédé, comme le pense Wartburg ? Je ne saurais être catégorique sur ce point (5). Toujours est-il que la composante de mouvement « venir au-devant » s'est progressivement effacée au profit de celle d'information, d'avertissement.

    Mais laissons là ces querelles de spécialistes et contentons-nous d'observer que la définition qui semble la plus conforme à l'étymologie (« venir le premier au-devant de quelqu'un dans le but de l'informer, de l'avertir ») est compatible avec une information portant le plus souvent sur un fait futur, mais aussi − n'en déplaise à ceux qui s'en tiennent à la relecture « informer, avertir d'avance » − sur un fait passé ou présent que l'interlocuteur ignore et qui le concerne ou qu'il a intérêt à savoir (6). Les écrivains ne s'y sont pas trompés : « Il arriva le premier pour la prévenir des idées que M. Edgermond avait conçues sur elle » (Mme de Staël, 1807), « [Elle] t'a écrit pour te prévenir qu'elle s'était procuré les Méditations du père Médaille » (Félicité de La Mennais, 1810), « Je te préviens qu'il a commandé ta calèche » (Eugène Scribe, 1820), « Cet homme [...] vint le prévenir qu'il avait été dénoncé par son concierge » (Frédéric Soulié, 1841), « [Il] était venu [...] le prévenir qu'il avait eu une altercation violente avec un homme » (Eugène Sue, 1841), « On m'avait prévenu qu'il n'était pas causeur » (George Sand, 1843), « Vous m'avez fait prévenir qu'un courrier partait de Chanteloup » (Alexandre Dumas, 1846), « Je te préviens que nous avons quitté Passy » (Pierre-Jean de Béranger, 1850), « Ce ne sont pas ces gens-là qui iront chez le commissaire de police pour le prévenir qu'un meurtre a été commis » (Ponson du Terrail, 1859), « Elle le prévint que la succession appartenait à sa nièce » (Flaubert, 1869), « Dès que Rose s'aperçut du larcin, elle courut prévenir Madame » (Maupassant, 1882), « Préviens cette visiteuse que le comte [...] la salue » (Villiers de L'Isle-Adam, avant 1889), « Je dois vous prévenir que dans ce temps, baiser n'avait pas le sens obscène qu'on lui prête aujourd'hui » (Goncourt, 1890), « Prévenez-moi si vous avez d'autres cas, dit Rieux » (Camus, 1947), « Elle le prévint que son père était dans un camp » (Beauvoir, 1972), « La femme de ménage le prévient qu'elle a terminé son repassage » (Virginie Despentes, 2010) et, parmi les plumes académiciennes : « Je vous préviens que mon grand-père fait mieux encore » (Hugo, 1862), « M. Esquier prévient madame que la consultation est finie » (Marcel Prévost, 1893), « Il nous prévient qu'il a "examiné seulement les marges de quelques milliers de livres" » (Georges Grente, 1937), « On vint vous prévenir que votre collègue des classes supérieures était souffrant » (Jérôme Tharaud, 1947), « Je vous préviens qu'il avait toutes les qualités » (Sacha Guitry, 1951), « Elles ont décidé récemment, de nous prévenir qu'elles avaient les pieds sur la terre » (Marcel Achard, 1967), « On oublie de vous prévenir que les mots ont changé de sens » (Jean Dutourd, 1983), « Il faudrait le prévenir que les montres ne parlent pas ! » (Erik Orsenna, 2002).

    Le cas de prévenir quelqu'un d'avance (ou par avance, à l'avance...) est un peu plus délicat à justifier au regard de l'étymologie : « venir le premier d'avance au-devant de quelqu'un (dans le but de l'informer) » a d'indéniables allures pléonastiques (7), que plus d'un spécialiste s'est empressé de dénoncer (8). Force est pourtant de reconnaître que la critique n'a plus lieu d'être depuis l'effacement de la composante de mouvement de notre verbe : « Prévenir, signifiant avertir (et l'on peut avertir − informer − par avance), n'est pas senti comme ajoutant pré à venir » (Hanse), « Prévenir est devenu synonyme d'informer, et s'emploie couramment pour des faits présents ou passés. Il est donc difficile de considérer que prévenir d'avance est un pléonasme patent » (Goosse). Du reste, là encore, le tour a pour lui l'usage des auteurs : « L'accusateur [se doit] de prévenir préalablement le coupable » (Rousseau, 1777), « Je vous préviens d'avance que [...] tout sera de fantaisie » (Casimir Delavigne, cité par Littré, 1820), « Mais il faut nous prévenir d'avance, afin de préparer [...] » (Sand, 1832), « Je vous en préviens à l'avance » (Balzac, 1843), « Sans doute Miron était prévenu d'avance, car il ne parut aucunement étonné » (Alexandre Dumas, 1844), « Je vous préviens à l'avance que vous ne jouerez pas sur du velours » (Barbey d'Aurevilly, 1851), « Il exige qu'il [...] ne vienne jamais même à Paris, sans l'en avoir prévenu d'avance » (Louis de Loménie, 1874), « Voilà ce que je ferai, et je vous en préviens à l'avance » (Hector Malot, 1877), « Mais il est rare que l'on soit prévenu d'avance » (Jules Verne, 1899), « Papa ayant émis l'idée ingénieuse de la prévenir d'avance de notre visite » (Colette, 1900), « Mais je vous préviens, à l'avance, qu'ils [...] » (Octave Mirbeau, 1903), « Mais je préviens d'avance M. Jean Cocteau [que...] » (Duhamel, 1912), « J'ai de la chance d'être ainsi prévenu d'avance » (Martin du Gard, 1913), « Donnant au sentiment du malaise sa virulence indispensable en prévenant d'avance qu'on va trembler » (Gracq, 1938), « N'oubliez pas de me prévenir d'avance » (Claude Lévi-Strauss, 1950), « Fais-moi prévenir à l'avance [de ton retour] » (Pagnol, 1964), « Dans dix minutes, nous abordons tout autre chose [...], je préviens à l'avance » (Roland Barthes, 1980), « Moi, je le préviens à l'avance si je dois m'absenter » (Katherine Pancol, 2014) (9). On le trouve même dans le Dictionnaire grec-français (1843) de Joseph Planche, dans le Dictionnaire national (1845) de Bescherelle et jusque dans la sixième édition (1835) du Dictionnaire de l'Académie : « Je vous préviens d'avance que... » [10].

    Vous le voyez, rien ne justifie les restrictions que d'aucuns veulent imposer à l'emploi moderne du verbe prévenir. Cela dit, il vous est toujours possible de vous mettre à l'abri de tout reproche en recourant aux synonymes annoncer, avertir, aviser, faire savoir, informer, instruire, mettre au courant... Vous voilà prévenus !
     

    (1) « Prédire, préparer, pressentir, prévenir, prévoir sont des emprunts au latin. La valeur originelle de pré- y est inégalement sensible. Dans le cas de préparer et de prévenir, il faut ajouter que leur sens et leur construction sont fort éloignés de ceux de parer et de venir », confirme Goosse dans Le Bon Usage.

    (2) Ce sens fut précédé par prévenir à « aller au devant pour faire obstacle à », attesté à la fin du XVe siècle : « A celle fin de prevenir Au mal qui vous pourroit venir » (Le Mistére du Viel Testament, vers 1480).

    (3) « Prévenir peut s'employer au sens de "avertir" quand l'information porte sur un fait futur par rapport au moment où l'information est exprimée » (Girodet).

    (4) Voir à ce sujet L'Itinéraire sémantique du verbe prévenir sous l'ancien régime de Jacques François.

    (5) Plaide toutefois en faveur de la seconde option cet autre extrait des Contes et discours d'Eutrapel de du Fail : « Nostre cerveau, ja prevenu et occupé par la malice du Diable », où prévenu est employé au sens de « influencé, gagné, préoccupé ».

    (6) On notera à ce sujet l'embarras du Dictionary of Medieval Latin from British Sources : « Praevenire = to act in anticipation of (a future event, as thought it has already occured), anticipate. »

    (7) Sauf à sacrifier l'idée d'ordre (« le premier ») au profit de la dimension spatiale : venir d'avance au-devant de quelqu'un (dans le but de l'informer).

    (8) « On l'avait pourtant prévenu d'avance. D'avance est un pléonasme ; ôtez-le » (Joseph Benoit, 1857), « Il est impossible d'accepter les locutions populaires prédire, préparer, prévenir, prévoir d'avance. [...] la locution adverbiale [y] est superflue : l'antériorité qu'elle exprime est déjà contenue dans le préfixe pré » (G.-O. d'Harvé, 1913), « Prévenir d'avance [est un] pléonasme vicieux et à proscrire » (Joseph Deharveng, 1928), « Prévenir d'avance est un pléonasme à proscrire » (Dupré, 1972), « Prévenir d'avance est un pléonasme très répandu » (Capelovici, 1992), « L'emploi de la locution d'avance, qui signifie "par anticipation", est à déconseiller avec des verbes qui contiennent en eux-mêmes une idée d'anticipation, comme prévoir, prédire, pressentir, prévenir » (Thomas), « On évitera les pléonasmes préparer à l'avance, prévoir à l'avance, prévenir à l'avance, prédire à l'avance, etc. Dans ces verbes, l'idée d'avance est déjà contenue. Si l'on veut préciser la durer qui sépare deux actions, on écrira par exemple : On nous a prévenus depuis longtemps » (Girodet), « Dans le sens actuel de "informer d'avance", on évitera d'adjoindre au verbe [prévenir] une locution formant pléonasme, telle que : au préalable, d'avance, etc. » (Jean-Paul Colin), « Éviter d'employer à l'avance, d'avance, en avance, par avance avec un verbe impliquant une anticipation de l'avenir, comme avertir, prévoir, prévenir, prédire, pressentir, etc. Ces emplois font pléonasme » (Larousse en ligne).

    (9) Et aussi, avec d'autres acceptions de prévenir : « Prévenir par avance la nouvelle [de la mort] qu'on vous en apportera quelque jour » (Léger Soyer, 1667), « Il en obtint ce qu'il voulut. Il ne lui étoit pas dificile, les aiant prevenus par avance » (Esprit politique, 1695), « Quel bonheur de prévenir d'avance [...] tant de passions violentes » (Jean-Baptiste Massillon, avant 1742), « Le sculpteur en taillant son ouvrage prévient d'avance une partie des accidens qui pourroient arriver en le transportant » (Louis de Jaucourt, 1765), « Prévenu d'avance en faveur de l'artiste » (Sand, 1853), « Aussi ai-je eu soin de prévenir d'avance toutes les objections » (Flaubert, 1862).

    (10) L'exemple sera modifié en « Je vous avertis d'avance que... » dans les éditions suivantes.

     

    Flèche

    Ce qu'il conviendrait de dire


    La même chose (?) ou Un message pour m'informer, pour m'annoncer qu'il avait la COVID.

     

    « Si milaire m'était conté...Politiquement et grammaticalement incorrect »

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 31 Décembre 2021 à 18:03

    31 décembre, 18 h. C'est probablement la dernière chose intéressante que j'apprendrai en 2021 : jusqu'ici je

     je m'imposais une contrainte qui finalement n'avait pas lieu d'être !

    J'aborde 2022 plus décontracté, merci, et bonne année !

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