
« "Je laisse les commentateurs commentés, les diviseurs divisés. Nous, on avance", recadre le patron du parti [Les Républicains]. »
(paru sur lejdd.fr, le 11 juin 2018)
Ce que j'en pense
Un sérieux recadrage s'impose, en effet. Car enfin, confondre ainsi participe passé et infinitif, voilà qui ne va pas aider Laurent Wauquiez à nous faire croire qu'avec lui « le français reste le français »...
Il suffisait pourtant à notre journaliste, l'astuce est bien connue, de recourir à un verbe du troisième groupe pour déjouer le piège de l'homophonie. Jugez-en plutôt : Je laisse les vendeurs vendre, les bâtisseurs bâtir et donc les commentateurs commenter, les diviseurs diviser.
On plaidera bien sûr la distraction et surtout la précipitation, histoire de rassurer les correcteurs du bac à une semaine des épreuves anticipées de français. Il n'empêche, tout cela sent le recul à plein nez !

Ce qu'il conviendrait de dire
Je laisse les commentateurs commenter, les diviseurs diviser.