
« On se souvient du discours du Général De Gaulle en visite à Montréal en 1967 durant lequel il s'addressa à la foule québécoise en prononçant les mots "Vive le Québec Libre" qui marqueront les esprits (...) Quant aux plus jeunes, qu'ils soient ou non issus du multiculturalisme canadien, ils sont nombreux à considérer ce débat obsolète. »
(Athéna Tacet, sur huffingtonpost.fr, le 29 mars 2013)
Ce que j'en pense
Voilà un article prometteur sur le combat pour la langue française mené au Québec. Las ! notre journaliste, présentée comme « spécialisée dans la politique internationale » (à défaut de l'être dans la langue provinciale), nous sert un salmigondis que les défenseurs du bon usage ne sont pas près de digérer.
Jugez-en plutôt : recours abusif aux majuscules (l'Office Québécois pour la Langue française au lieu de l'Office québécois de la langue française ; le discours du Général De Gaulle au lieu du discours du général de Gaulle ; Vive le Québec Libre au lieu de Vive le Québec libre), incorrections diverses (visant entre autre à au lieu de visant entre autres à ; considérer ce débat obsolète au lieu de considérer ce débat comme obsolète ; toutes les affiches et noms de commerces soient traduits au lieu de toutes les affiches et tous les noms de commerces soient traduits ; dans le cas échéant au lieu de le cas échéant), accentuation aléatoire (québecois, americanité), etc.
« Peut-être serait-il temps d'accepter que le multilinguisme du Québec (...) est une richesse pour la province et non une tare » peut-on lire en guise de conclusion. À condition que chacune des langues soit correctement maîtrisée ! Car en quoi écrire addresser avec deux d constituerait-il une richesse ? Sans doute s'agit-il là d'un exemple de joual, « cette langue dérivée du français-québécois principalement parlée à Montréal et image de l'identité québécoise ». Sous la plume de notre journaliste, tout cela fleure l'anglicisme à plein nez.
Rappelez-moi : tacet, en latin, cela veut bien dire « on se tait » ?...

Ce qu'il conviendrait de dire
On se souvient du discours du général de Gaulle, en visite à Montréal en 1967, pendant lequel il s'adressa à la foule québécoise en prononçant les mots "Vive le Québec libre".