
« Le nom de Robert Galbraith n'est effectivement pas près de disparaître, puisque un deuxième volet des aventures du détective Strike est déjà prévu pour 2014 » (à propos du pseudonyme derrière lequel se cache J. K. Rowling).
(Thomas Mahler, dans Le Point no 2147, novembre 2013)
Ce que j'en pense
Le Français a l'esprit de contradiction : il s'autorise l'élision quand elle n'est pas justifiée (voir le billet Sur le front de l'haine) et rechigne à la faire quand la règle l'exige. Les ouvrages de référence sont pourtant unanimes : le e de puisque s'élide toujours devant il(s), elle(s), on, un, une − l'usage étant plus flottant devant en. À la rigueur, l'absence d'élision peut se justifier devant un lorsque celui-ci est employé comme adjectif numéral et que l'on veut insister sur l'idée de quantité ou de mesure : « Puisqu'un autre devoir se joint à mon désir » (La Fontaine) mais Puisque une ou deux heures suffisent.
Un malheur n'arrivant jamais seul, on rappellera également à notre journaliste que le substantif sac prend la marque du pluriel dans « des sacs à main à la mode », contrairement à ce que l'on peut lire quelques lignes plus haut. Rien de bien sorcier à cela, au demeurant, mais il faut croire que l'appel de la grammaire est infiniment moins irrésistible que celui du coucou.
Voir également le billet Élision de que.

Ce qu'il conviendrait de dire
Puisqu'un deuxième volet des aventures du détective Strike est déjà prévu pour 2014.