
« Pour la petite histoire, deux anciens dirigeants du Medef, Jacques Creyssel et Denis Gautier-Sauvagnac, virés par Laurence Parisot, avaient perdu tous leurs mandats au sein des organisations paritaires où ils y représentaient le Medef (...) »
(Emmanuel Levy, sur marianne.net, le 21 décembre 2013)
Ce que j'en pense
C'est à bon droit qu'une lectrice de ce blog dénonçait, dans un récent commentaire, « ces y superfétatoires et récurrents... Comme dans : "Nous sommes allés dans ce restaurant où on y servait..." ».
Il convient en effet de ne pas employer y dans une relative introduite par où, quand les deux adverbes renvoient au même terme. Comparez : Voici un restaurant où on mange bien (et non où on y mange bien) et Je lui ai donné l'adresse de ce restaurant, dans l'éventualité où il s'y rendrait (où représente « l'éventualité » et y, « ce restaurant »).
Pour la petite histoire, et à la décharge de notre journaliste, reconnaissons qu'il fut un temps où l'on ne répugnait pas à l'usage de ce tour pléonastique : Où il n'y a rien, le roi y perd ses droits et la nature aussi (Voltaire) ; Où tu vas, j'y serais toujours (Musset). « Aujourd'hui, ce pléonasme n'est plus admis », insiste Littré... au cas où l'on n'y aurait pas suffisamment prêté attention.
Remarque : On évitera de même toute redondance avec en : La ville d'où je viens (et non d'où j'en viens).

Ce qu'il conviendrait de dire
Ils avaient perdu tous leurs mandats au sein des organisations paritaires où ils représentaient le Medef.