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Les écrans radars

Les écrans radars

 « Melody disparut de tous les écrans radars pour aller s'immerger au cœur du Brésil » (à propos de la chanteuse américaine Melody Gardot, photo ci-contre).

(Sacha Reins, dans Le Point no 2076, juin 2012)

 

Les écrans radars


« En 2008, elle se replie à Pau et disparaît des écrans radars » (à propos de Frédérique Espagnac, photo ci-contre, porte-parole du PS).
(Marcelo Wesfreid, dans L'Express no 3205, décembre 2012) 
 
 (photo nossenateurs.fr)
 

FlècheCe que j'en pense


Si l'on s'en tient à la règle énoncée par l'Académie, le nom apposé varie uniquement si l'on peut établir une relation d'équivalence entre celui-ci et le nom qui le précède : des mots clefs, des visites surprises, etc.

Dans les cas qui nous occupent, il s'agit plutôt d'un tour elliptique qui suppose que les termes ne sont pas sur le même plan : des écrans (de) radar. Aussi l'invariabilité du nom apposé me semble-t-elle plus appropriée.

Voir également le billet Pluriel des noms mis en apposition et les commentaires ci-dessous.

 

Flèche

Ce qu'il conviendrait de dire


Melody disparut de tous les écrans radar.

Elle disparaît des écrans radar.

 

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M
"L'épiderme du corps est abondamment recouvert de crochets peu apparents, rudes comme du chagrin, jaunes, jouissant des propriétés accrochantes à un haut degré" (Louis-Isidore Duperrey). Mais une périphrase serait sans doute préférable...
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C
Bonjour Marc,<br /> On parle dans un texte des propriétés accrochantes des rosiers. Je me demande si l'adjectif verbal accrochant existe seulement. Ce devrait être reformulé, ce à quoi je réfléchis. Une idée ?<br /> Merci beaucoup<br />  
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P
Un grand merci pour votre exposé! (Alain Rey est pour moi une référence!) Il faut naturellement tenir compte de l'avis des linguistes... Si une règle est établie, on ne peut la transgresser que sciemment, en parfaite connaissance de cause, dans le seul but de servir le texte... Mais en courant le risque que la formule soit "repérée" et jugée comme une faute par certains lecteurs. L'essentiel, je crois, est de savoir exactement ce que l'on veut dire et de choisir la formulation appropriée.<br /> Cordialement
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M
Nous sommes confrontés là aux habituelles hésitations quant au nombre du complément du nom. Alain Rey, dans son Dictionnaire historique de la langue française, préconise la graphie "avoir disparu, être sorti des écrans radar", quand le Larousse électronique juge "préférable de traiter, dans tous les cas, radar comme un nom en apposition sans trait d'union (...) et, au pluriel, de mettre un s (des contrôles radars, des écrans radars, etc.)"... non sans avoir pris soin d'ajouter cette remarque qui va dans votre sens : "Dans les textes spécialisés, on peut recourir au sens pour mettre ou non un s selon qu'il s'agit d'un seul radar ou de plusieurs".
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P
Rebonjour! Effectivement, je rebondissais sur votre idée concernant le complément de nom sous-entendu. Vos exemples confirment le fait que le singulier l'emporterait dans l'expression. Mais ils ne peuvent envisager le pluriel sans friser le contresens... Un chauffeur ne conduit qu'un seul taxi, le sien! De même, les pilotes ont certainement beaucoup d'adresse mais je les vois mal piloter deux avions en même temps! Ils sont donc hors sujet puisque dans le cas qui nous préoccupe, comme je le soulignais, l'expression pourrait suggérer : disparu des écrans de tous les radars. (ce qui est lourd, je vous l'accorde; d'où le racourci clavier!) En clair: Disparu de la surface de la Terre. Je pense que c'est cette idée que les journalistes voulaient suggérer dans leurs titres. Le cas du singulier s'articulerait plutôt en quelque chose comme : Disparu de tous les écrans du radar. Là, on campe l'action. On est sur place! Cela soulève une autre question... Jusqu'où peut-on forcer la langue pour lui faire épouser une idée? Je vous ai donné deux cas de figures antagonistes. Mon sentiment est que c'est le sens du texte qui doit décider, dans la mesure du possible. Mais je dois admettre que certaines expressions issues de l'oralité sont entrées dans le Français écrit avec tout leur "flou artistique". Certaines sont si anciennes, si figées, qu'on ne peut changer un seul mot sans en perdre le sens. Même si leur sens premier, celui de leur signification originelle, a souvent été oublié. L'expression "disparu des écran radar(s)" est encore jeune. Elle n'est pas encore figée. Laissons-la vivre!<br /> Cordiales salutations!
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