
« Plus volcanique, plus haute en couleurs évidemment est la Anita de Yanira Marin » (à propos de l'artiste interprétant le rôle d'Anita dans la comédie musicale West Side Story).
(Raphaël de Gubernatis, sur nouvelobs.com, le 2 novembre 2012)
Ce que j'en pense
Bien sûr, d'aucuns se réclameront de Hanse et de Colignon pour attester la possibilité pour le substantif couleur de prendre la marque du pluriel dans l'expression haut en couleur, quand celle-ci exprime à proprement parler une pluralité de couleurs. Après tout, la logique est la même que celle qui privilégie le pluriel dans une télévision, un film en couleurs (avec plusieurs couleurs, par opposition à en noir et blanc).
Tout porte à croire pourtant qu'il ne s'agit là que de quelques voix discordantes dans le concert des spécialistes, tant Bescherelle, Girodet, Larousse, Littré, Robert et Thomas – pour ne citer qu'eux – préconisent sans nuances le singulier, au propre (« qui a un teint très coloré ») comme au figuré (« très pittoresque, truculent »), l'adjectif haut variant, quant à lui, naturellement : Des personnages hauts en couleur.
L'expression étant ici clairement employée au figuré (je ne sache pas que le visage d'Anita se pare simultanément de rose, de rouge et de violacé), le singulier reste une valeur sûre dans cette histoire.
Que voulez-vous, les goûts et les couleurs...
Voir également le billet Adjectifs de couleurs.

Ce qu'il conviendrait de dire
Plus haute en couleur est la Anita de Yanira Marin.