
« Des idéologues ont réussi à nous faire croire que le chômage et la désindustrialisation en France étaient la faute de l'Europe (...) Peut-être se trompent-ils de bonne fois. »
(Jean-Michel Aphatie, sur son blog, le 10 mars 2014)
Ce que j'en pense
Aucune hésitation, en revanche, sur cette coquille, toute fraîche pondue, relevée sur le blog de Jean-Michel Aphatie. C'est que, foi de Girodet, il ne faut pas écrire « la foi (croyance religieuse) comme le foie (organe), ni comme une fois (il était une fois), ni comme le nom de la ville de Foix ».
Que notre journaliste ne s'est-il remémoré la fameuse comptine : Il était une fois une marchande de foie... ? Il se serait avisé que, parmi tous ces homophones, c'était foi − substantif féminin emprunté du latin fides, « foi, confiance, loyauté, parole donnée », et, en latin chrétien, « confiance en Dieu » − qui s'imposait ici. On parlera donc correctement de bonne (ou mauvaise) foi, au sens de « qualité d'une personne qui a la conviction de se comporter loyalement, avec franchise ».
Mais bon, j'dis ça, j'dis (trois fois) rien.

Ce qu'il conviendrait de dire
Ils se trompent de bonne foi.