
« Une étrange photo de Madonna a été postée sur Twitter. Sur ce portrait rapproché, elle apparaît avec un masque surprenant, à la croisée de la cote de maille et du voile islamique. »
(paru sur directmatin.fr, le 4 juillet 2013)
(photo twitpic.com, @MadonnaWorld)
Ce que j'en pense
Voilà une nouvelle nichée de paronymes, que la prononciation ne nous aide plus guère à distinguer.
Contrairement à la Côte d'Azur ou à la côte de bœuf (que l'on veillera autant que possible à faire rimer avec hôte), la cote de popularité, la cotte de maille et la cote mal taillée (« compte arrêté sans rigueur », d'où « compromis qui ne donne pleine satisfaction à personne ») s'écrivent sans accent circonflexe et se prononcent donc avec un o ouvert. Issu du francique kotta (« manteau »), le substantif féminin cotte redouble la consonne, que l'on abandonnera à sa solitude dans le dérivé cotillon (« jupon des paysannes d'autrefois », puis « farandole » et « accessoires de fête ») ainsi que dans l'homophone cote, emprunté du latin quota (« part »).
On notera encore, à propos de notre cotte de mailles, qu'il vaut mieux écrire le complément (emprunté du latin macula, « tache, maille ») au pluriel si l'on ne veut pas avoir maille à partir (au singulier, cette fois, puisque cette maille-là, issue du latin medalia, « demi setier », désigne une monnaie de faible valeur) avec le malheureux qui s'est évertué à en tricoter les boucles métalliques. Est-il utile de préciser que derrière la recommandation se trouve une affirmation à peine... voilée ?
Voir également le billet Cote / Côte.

Ce qu'il conviendrait de dire
Une cotte de mailles.