
« Essence ULTÎME de Schwarzkopf. »
Ce que j'en pense
Les publicitaires auraient-ils l'esprit de contradiction ?
On connaissait le fromage blanc Calin de Yoplait, écrémé de son opercule graphique, et, à l'inverse, les parfums Hypnôse et Poême qui sacrifient l'orthographe à l'esthétique accentuée de leur Lancôme de créateur. Voici venu l'Essence ULTÎME de Schwarzkopf, chapeauté de frais. Pour mieux signifier que la qualité dudit soin capillaire atteint des sommets ? Voilà qui, convenons-en, est un tantinet tiré par les cheveux.
L'indulgence eût été de mise, il va sans dire, si cette licence orthographique − d'aucuns parlent de créativité − avait été au service d'un jeu de mots, d'un trait d'esprit, mais, en l'espèce, on ne peut s'empêcher de hocher la tête en signe d'incrédulité : les réformateurs de 1990 nous invitent à supprimer le circonflexe des i chaque fois qu'il n'apporte pas de distinction de sens utile et les publicitaires s'empressent d'en user quand l'étymologie ne le justifie pas. De là à crier au... crîme de lèse-orthographe !
Remarque : Au regard de l'orthographe traditionnelle, les seuls mots en -îme (avec accent circonflexe) sont abîme (anciennement abisme, du latin abismus) et dîme (anciennement disme, du latin decima).

Ce qu'il conviendrait de dire
Que l'orthographe n'est pas en odeur de sainteté, sur le front de la publicité...