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Bénigne / Maligne

Au féminin, l'adjectif malin (emprunté du latin malignus, « méchant ») devient maligne (de préférence à maline qui relève du registre populaire).

Une femme maligne. Une tumeur maligne.

De même, le féminin de bénin (emprunté du latin benignus, « bienveillant ») est bénigne.

Une erreur bénigne. Une tumeur bénigne.

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Remarque 1
: L'adjectif malin a plusieurs sens : « qui montre de la malveillance ; nuisible ; rusé, habile ». Le nom associé, malignité, ne conserve que les deux premières idées. De même, les acceptions de bénin sont nombreuses : « bienveillant ; dénué de rigueur ; sans gravité ». Le nom associé est bénignité.

Remarque 2 : Maline est un ancien mot féminin désignant une grande marée. Quant à malines, il s'agit d'une dentelle fabriquée originairement dans la ville de Malines, en Belgique.

Remarque 3 : Littré note opportunément que « benigne s'est dit jadis au masculin ». Et pour cause : à l'origine, la seule forme existant en français était benigne, prononcée bénine et valable au masculin comme au féminin. En raison de son e final, l'adjectif épicène bénigne finit par être réservé pour le féminin tandis qu'était refaite la forme masculine actuelle bénin (attestée dès 1204, selon le Dictionnaire historique). D'ici à ce que l'on considère la forme fautive bénine comme une réfection à partir de bénin...

Bénigne / Maligne
(illustration : Imagerie Épinal)

« Elle sent son ongle maline... » (extrait de L' Oiseleur, l'Autour et l'Alouette)
Laissons à La Fontaine cet « archaïsme de prononciation » (selon les mots de Littré).

 

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