
« Beaucoup de ceux qui l’avaient découvert au début des années 90 (...) étaient tombé en pâmoison devant les trouvailles de ce type aux lunettes de bigleux et à la voix étrangement basse » (à propos de Charb, feu directeur de la rédaction de Charlie Hebdo).
(Arnaud Gonzague, sur nouvelobs.com, le 7 janvier 2015)
Ce que j'en pense
Bien sûr, l'heure n'est pas à la rigolade, encore moins au coupage de cheveux en quatre. Que pèse une misérable coquille en regard de la vie d'un homme (plusieurs, en l'occurence) ? Il n'empêche, on se demande ce qui a bien pu retenir notre journaliste d'accorder logiquement le participe avec son sujet. L'émotion, sans doute.
Les partisans de l'accord systématique du participe passé conjugué avec l'auxiliaire être en seront pour leurs frais. Dans tous les domaines, on le voit, la presse française compte plus d'un esprit rebelle.
Remarque : Précisons que le substantif féminin pâmoison, dérivé de pâmer, ne s'emploie plus guère que dans l'expression être, tomber en pâmoison, qui signifie « être sous le coup d'une très vive admiration, éprouver une sorte de ravissement ».
Voir également le billet Accord du participe passé.

Ce qu'il conviendrait de dire
Beaucoup étaient tombés en pâmoison.