• Combien de cas restent-ils ?

    Combien restent-ils

    « Combien de cas restent-ils dans l'ombre ? » (à propos des risques de corruption d'agents pénitentiaires).

    (François Koch, dans L'Express no 3198, octobre 2012)

    (photo city-paris.org)
     

    FlècheCe que j'en pense


    Voilà une question qui aurait mieux fait de rester sous le manteau rayé du bagnard... En pleine lumière plane une ombre de corruption syntaxique. De confusion, plus précisément, entre les différentes constructions du verbe rester : des cas restent dans l'ombre (sujet réel) et il reste des cas dans l'ombre (tour impersonnel).

    À la forme interrogative, quand la phrase commence par combien de + nom en fonction de sujet (ici, combien de cas), il n'y a pas inversion du sujet (repris par le pronom postposé ils) : Des cas restent dans l'ombreCombien de cas restent dans l'ombre ? (et non Combien de cas restent-ils dans l'ombre ?).

    Quand le verbe est impersonnel, dans un tour interrogatif, le pronom il suit celui-ci : Il reste des cas dans l'ombreCombien de cas reste-t-il dans l'ombre ?

    En synthèse, la reprise du sujet par le pronom postposé est en liberté surveillée...

    Flèche

    Ce qu'il conviendrait de dire


    Combien de cas restent dans l'ombre ?

     

    « À l'envieDont il s'agit »

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