• Ce qui / Ce qu'il

    Un lecteur de ce blog(ue) m'interpelle récemment en ces termes : « Très souvent, on trouve des phrases du genre "pour comprendre ce qu'il s'est passé", dans lesquelles la proposition subordonnée contient un verbe impersonnel. Personnellement, j'écrirais "pour comprendre ce qui s'est passé" et je considère que la graphie initiale est fautive parce qu'elle crée un double sujet au verbe pronominal "se passer" [...]. Quel est votre avis ? »

    Il me faut bien avouer que je ne partage pas les réserves de mon interlocuteur. Car enfin, quelle est la différence, sur le plan grammatical, entre ce qui se passe et ce qu'il se passe ? Dans la première construction, qui − mis pour ce − est le sujet du verbe construit personnellement.

    Tel évènement se passe en Ukraine → Ce qui se passe en Ukraine.

    Dans la seconde construction, où le verbe se passer est cette fois employé à la forme impersonnelle, il est sujet apparent (ainsi appelé parce qu'il ne désigne rien de précis) et le relatif qu', sujet réel (ou logique).

    Il se passe quelque chose en Ukraine → Ce qu'il se passe en Ukraine.

    Sous l'angle du sens, que la tournure soit personnelle ou impersonnelle ne change rien, vous en conviendrez, à notre affaire − plus encore à l'oral, où l'on n'entend guère la différence entre qui et qu'il. D'où le constat de l'Académie sur son site Internet : « On peut donc écrire aussi bien : nous verrons ce qui se passera ou ce qu’il se passera. » (*) C'est que, explique Thomas, « il n'est pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions [ce qui et ce qu'il], qu'on emploie indifféremment, sauf avec falloir (ce qu'il faut et non ce qui faut) et avec plaire, où "il convient d'employer ce qu'il quand on veut sous-entendre après plaire l'infinitif du verbe employé précédemment" (Hanse). »

    Rien que de très logique, au demeurant : falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à-dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu'il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu'il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n'a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t'attire). Avec les autres verbes admettant la double construction (advenir, arriver, convenir, pouvoir, prendre, résulter, se passer, etc.), on a généralement le choix − même si, en l'espèce, les Le Bidois considèrent que « ce qu'il, sans s'imposer absolument, est préférable à ce qui » : ce qui m'arrive ou ce qu'il m'arrive ; Qu'est-ce qui se passe ? ou Qu'est-ce qu'il se passe ? (mieux : Que se passe-t-il ?) ; etc. Toutefois, il est des cas où seule la forme impersonnelle est possible : ce qu'il convient de faire et non ce qui convient de faire (le relatif qu' est ici complément de l'infinitif, exprimé ou sous-entendu).

    Reste à évoquer le cas du verbe... rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s'accorder : Hanse, rejoint par l'Office québécois de la langue française, admet les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu'il lui reste à faire, étant donné que l'on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), quand Abel Hermant, péremptoire, écrit : « N'est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c'est tout ce qui me reste, et je sais ce qu'il me reste à faire ? » Girodet, très attaché aux nuances, considère de son côté que le tour ce qui reste serait « plus usuel », ce qu'il reste, « plus littéraire ».

    Ce qui... me fait dire que, tout bien réfléchi, cette affaire n'est peut-être pas aussi claire qu'on voudrait nous le faire croire.

    (*) Dans la neuvième édition de son Dictionnaire, toutefois, l'Académie ne donne que des exemples avec ce qui : « Voilà ce qui se passe quand on manque de jugement », « Sans tenir compte de ce qui se passe ou de ce qui s'est passé », « Savoir ce qui se passe », « Tout ce qui se passe », etc. Il n'empêche, les auteurs (du XXe siècle) restent partagés : « Sans que Nicole pût seulement se douter de ce qu’il se passait » (Albert t’Serstevens), « Ce qu'il se passa, je l'ignore » (Émile Henriot), « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » (André Malraux), « Il se passe avec le désespoir ce qu'il se passe avec à peu près tous les sentiments et toutes les passions » (Jean Dutourd), « Pour savoir ce qu'il se passe » (Le Clézio), à côté de « Qu'est-ce qui s'est passé, il y a quatre ans ? » (Roger Martin du Gard), « [Il] était par conséquent fort au courant de ce qui se passait » (Jean Guéhenno), « Qu'est-ce qui s'est passé à Paris depuis notre départ ? » (Simone de Beauvoir), « A-t-elle vraiment tout oublié de ce qui s'est passé entre eux ? » (Alain Robbe-Grillet).

     

    Séparateur

    Remarque : Quand l'antécédent du relatif est non plus le pronom neutre ce mais un nom, la tournure personnelle est plus fréquente que la tournure impersonnelle : Le malheur qui lui est arrivé. Le temps qui s'est écoulé. Les miettes qui restent au fond des poches.

    Voir également le billet Donner de.

     

    Ce qui /  Ce qu'il

     

    « Haro sur le hérau(l)tTout est possible »

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  • Commentaires

    1
    sinoudj
    Samedi 29 Août 2015 à 18:49

    En définitive, peut-on, dans ce cas comme dans d'autres cas similaires, s'en tenir à la seule recommandation de l'Académie ?

    2
    Samedi 29 Août 2015 à 19:00

    Disons de façon générale que, avec les verbes admettant la double construction (personnelle et impersonnelle), on peut utiliser ce qui (tour personnel) ou ce qu'il (tour impersonnel), sans réelle différence de sens.

    3
    Dominique L
    Jeudi 19 Novembre 2015 à 07:11

    Bon, d'accord : les deux formules sont grammaticalement correctes.

    De là à écrire qu'on ne partage pas les réserves émises à l'égard de la forme impersonnelle, il y a un pas que, pour ma part, je ne franchirai pas.

    Car, enfin, la légèreté des tournures employées ne doit-elle pas guider tout locuteur soucieux de s'exprimer convenablement en français ?

    Si, comme je le pense, la réponse est affirmative, il faut évidemment privilégier la tournure qui n'utilise pas inutilement deux mots au lieu d'un et convenir que la proposition "ce qui se passe" est davantage française que "ce qu'il se passe", parce que plus légère.

    Tout simplement !

      • Jeudi 19 Novembre 2015 à 10:16

        L'argument de la légèreté ou de l'économie de moyens me paraît difficilement recevable, en l'espèce, car il conviendrait alors de toujours préférer les constructions personnelles aux constructions impersonnelles : Cela reste à faire (quatre mots), plutôt que Il me reste à faire cela (six mots).

        Quant à considérer que "la proposition ce qui se passe est davantage française que ce qu'il se passe", voilà un avis tout... personnel, que ne partage pas l'Académie : "On peut donc écrire aussi bien : nous verrons ce qui se passera ou ce qu’il se passera." Grevisse confirme : "[Dans ce cas], le choix est libre, et les auteurs, partagés."

    4
    Michel JEAN
    Jeudi 19 Novembre 2015 à 10:23

    BonjourM. Marc, n'est-il point imprudent d'opter pour l' insoutenables légèretés des mots où le sens de certaines paroles s'envolent, deviennent formules journalistiques vides et creuses de beautes.  Avec L. Aragon les formules: Ce qu'il faut de malheur, Ce qu'il faut de regret, Ce qu'il faut de sanglot pour un air de guitare, semblent plus révélatrices qu'un triste "Ce qui" insoutenable et trop léger. Merci. Bye. Mich.

    5
    sinoudj
    Jeudi 19 Novembre 2015 à 17:07

    Bonsoir,

    Cet échange m'incite à poser une question : le français utilisé par les journalistes (tous médias confondus) mais aussi par les politiques n'est-il pas en train de prendre le dessus sur le français littéraire, et d'influer ainsi sur la façon d'écrire et de parler de tous ceux qui ont cette magnifique langue en partage, ce qui dépasse largement les frontières de l'hexagone ?

    Merci de votre attention, 

    Sinoudj d'Alger

      • Jeudi 19 Novembre 2015 à 18:11

        Hélas, oui ! D'où l'intérêt des chroniques de langue...

      • Stanislas33
        Dimanche 5 Juin 2016 à 20:50

        Sinoudj d'Alger: ce n'est pas tant le "français des politiciens" qui influence les gens - dont beaucoup n'écoutent plus que d'une oreille ce qu'il ont à nous dire - que le français journalistique qui est proprement déplorable, l'écrit rattrapant petit à petit l'oral tandis que le niveau général de la presse ne cesse de s'effondrer.

        Que faire pour lutter contre ce fléau ? Lire. Lire de la bonne littérature (selon moi, elle s'arrête en grande partie au moment de la Deuxième guerre mondiale) et se passer des DVD de Sacha Guitry, pour un support plus audio-visuel. Autre moyen intéressant: écouter des livres audio plutôt que les sornettes qu'on nous raconte à la radio.

        Et surtout ne pas oublier qu'on retient 10% de ce qu'on lit, pour 40% de ce que l'on entend, donc toujours essayer d'éviter les babillages inutiles, qu'ils proviennent de la télévision ou qu'on prête une oreille trop complaisante aux discussions à l'emporte-pièce qui d'ailleurs nous empêchent de nous concentrer.

         

        Bon courage !

    6
    JEAN Michel
    Samedi 21 Novembre 2015 à 14:29

    Bonjour M. Marc, dans le genre pas mal, avec une ellipse du sujet 3em pers., dans une des dernières chansons de G. Becaud: "faut faire avec"

    7
    Guillaume
    Lundi 23 Novembre 2015 à 11:55

    Dans la mesure ou l'on dit : Que s'est-il passé ?

    Ne doit-on pas dire : Ce qu'il s'est passé

    ?

      • Mercredi 25 Novembre 2015 à 20:53

        Pas nécessairement. Ne dit-on pas aussi bien Qu'est-ce qui se passe ? ou Qu'est-ce qu'il se passe ?

    8
    lomock
    Dimanche 14 Août 2016 à 18:37

    Bonjour, j'ai une question concernant la construction d'une énumération lorsque le déterminant est commun aux différents éléments constituant l'énumération, peut-on, pour éviter la répétition, construire ainsi :

    Il s'agira de :

    - rédiger une introduction ;

    - développer une argumentation ;

    - terminer par une conclusion.

     

    Il s'agira d' :

    - introduire le sujet ;

    - argumenter ;

    - élargir le sujet.

     

    Merci

      • Dimanche 14 Août 2016 à 23:16

        Afin d'éviter de laisser un d' orphelin, il me semble préférable d'écrire :
        Il s'agira :
        - d'introduire le sujet,
        - d'argumenter,
        - d'élargir le sujet.

    9
    sinoudj
    Mercredi 17 Août 2016 à 19:18

    Stanislas33, 

    Bonjour,

    Je viens juste de prendre connaissance de votre message. J'en partage les termes. Mais les médias électroniques ne sont-ils pas en train de gagner la partie ?

    Les gens veulent des raccourcis, aller très vite à l'essentiel; ils disent ne plus avoir le temps de lire, de respirer...ils sont dans le pragmatisme.

    Je suis également d'accord avec vous quand vous évoquez la bonne littérature dont vous dites qu'elle s'arrête au moment de la seconde guerre mondiale. Il y a en effet des auteurs, des textes indépassables. Mais je crois que nous ne sommes pas nombreux à le soutenir.

    Cela ne fait rien. Moi, je ne me lasse pas de relire Mémoires intérieurs de François Mauriac...

     

    Salutations

     

      • Stanislas33
        Samedi 27 Août 2016 à 21:48

        Cher Sinoudj, merci pour votre réponse.

        Je crains en vérité qu'on s'achemine doucement mais sûrement vers des jours sombres. La faim insatiable de vitesse que vous dénoncez très justement est une maladie qui s'est saisie de nos contemporains et il n'est pas question qu'ils y renoncent, comme avec toute drogue. C'est pour eux un moyen de s'étourdir et de s'exonérer de toute pensée profonde (qui nécessite, forcément, temps, connaissance, réflexion et de l'introspection) mais aussi au quotidien de toute application dans ce que l'on fait. On est à l'ère du bâclage généralisé, les dossiers le sont comme la conception de nombreux produits de consommation courante: qu'importe puisque tous, ils seront remplacés par d'autres dans peu de temps ?
        C'est la fuite en avant mais ceux qui nous dirigent savent bien cela, l'ont-ils mis en place ou cela s'est-il développé, fortuitement, mais à leur plus grand bénéfice ? Qui sait. Ce qui est certain, c'est qu'une France à deux vitesse se développe chaque jour un peu plus, une qui maîtrise encore ses lettres, qui lit et se cultive, et une autre France déjà à moitié analphabète souvent sans s'en rendre compte, qui joue frénétiquement, qui se distrait sans cesse, qui consomme à tours de bras du futile pour se donner l'illusion d'exister.

        Seule consolation si l'on veut: ce mouvement d'appauvrissement intellectuel se constate partout ailleurs, mais peut-être que cela a toujours été comme ça, et se doit de retourner à une situation normale où la vaste plèbe ne cherche qu'à jouir du temps présent, laissant les mains libres à une certaine élite qui, elle, a tout le temps de se cultiver. Si vous voulez mon avis, et sans vouloir jouer les Jonas, tout ira plus mal avant que d'aller mieux. Hélas.

      • sinoudj
        Mercredi 31 Août 2016 à 18:58

        Bonjour Stanislas33 

        Merci pour votre réaction.

        Etait-ce mieux avant ? J'entends beaucoup de gens dire et défendre le contraire, arguments à l'appui.

        Je suis globalement sur votre ligne tout en m'interrogeant sur les soubassements de ce qui semble rendre irréversibles tout à la fois la sophistication de la globalisation, l'aggravation des flux migratoires, le choc des civilisations, les bouleversements climatiques, un certain nivellement par le bas...

        Dans ce chaos planétaire (programmé?) comment limiter les dégâts, d'abord à un niveau personnel ? Et est-ce possible ?

        "Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" (Alain). C'est ma citation fétiche mais je ne parviens pas à l'inscrire dans une optique collective; elle ne me paraît applicable que sur un plan individuel.

        Je crois que cela rejoint une partie de votre propos.

        Cordiales salutations

    10
    Michel JEAN
    Jeudi 18 Août 2016 à 20:00

    Perso moi je pratique la bonne vieille méthode " irremplaçable " celle de M. Émile Faguet: " l'art de lire" et à mon avis elle est de loin la meilleure...

    11
    Joll3
    Samedi 8 Avril 2017 à 19:27
    Ce qui se passe
    Ce qu'il nous faut convenir
    C'est une question inhérente aux règles grammaticales ! C'est une question "d'esthétique et d'éloquence"
    Qui dirait : je vais vous parler enfin de ce qu'il se passe en Belgique"
    Ou : plus léger et beau dans le texte : je vais parler de ce qui se passe en ....
    Je ne suis pas une lumoère mais ce qui me semblé vident est qu'il est plus léger de parler avec son talent et son sens propre ... Au diable l'ibtellectualisation et le reste pour savoir ce qu'il convient de dire et ce qui ne convient pas à tout le monde !
    12
    ALG45
    Mardi 31 Juillet à 13:01

    "Car enfin, quelle est la différence, sur le plan grammatical, entre ce qui se passe et ce qu'il se passe ? Dans la première construction, qui − mis pour ce − est le sujet du verbe construit personnellement.

     

    Tel évènement se passe en Ukraine → Ce qui se passe en Ukraine.

     

    Dans la seconde construction, où le verbe se passer est cette fois employé à la forme impersonnelle, il est sujet apparent (ainsi appelé parce qu'il ne désigne rien de précis) et le relatif qu', sujet réel (ou logique).

     

    Il se passe quelque chose en Ukraine → Ce qu'il se passe en Ukraine." etc.

     



    Il est curieux qu'en cette affaire on ne fasse pas valoir qu’en français le sujet apparent (ou ce que beaucoup de grammairiens appellent ainsi) est un cataphorique, c'est-à-dire qu'il annonce le sujet réel (en termes de syntaxe il le précède), comme le confirme l'exemple même cité ci-dessus. En somme, un tel sujet est supplétif, il permet d'attendre, ou de différer le sujet réel.

     

    Le problème de la construction « ce qu'il se passe » est donc qu'elle fait suivre immédiatement deux sujets, un réel et un apparent, de surcroît dans le mauvais sens. Ceux qui ont le sentiment d'une incorrection n'ont donc pas tort, et ceux qui parlent d'inélégance ont raison, du moins si on définit l'élégance par l'économie des moyens.

     

    Dans les cas où le sujet réel est un infinitif précédé ou non d'une préposition (« il faut faire », « il convient de dire », « il est ennuyeux de constater » ), la construction « ce qu'il » est parfaitement justifiée puisque le relatif y devient COD du verbe sujet : dans « ce qu'il est folie de vouloir », « ce qu’ » vaut pour « ce que », non « ce qui ». Au passage, c'est bien le cas de « je sais ce qu'il me reste à faire », qui ne contredit donc en rien « ce qui me reste ». Dans toutes ces occurrences le sujet apparent précède dûment le sujet réel.

     

    On peut donc soutenir que la tournure « ce qu'il » est mal justifiée, sinon contraire au génie de la langue, quand il s'agit de quelque chose qui se passe (et non *qu'il se passe).

    Une position plus polémique consisterait, en annulant l'élision pour restituer la séquence *ce qui il se passe (*ce que il se passe étant pire encore, puisqu'interdisant la justification par le ,sujet apparent) à en montrer l'absurdité, et à ériger en faute d'usage le consensus populaire qui actuellement promeut l'expression. Mais la langue en est pleine, qui sont avec le temps devenues régulières.

     

    NB Certains grammairiens n’acceptent le terme de « sujet apparent » que lorsqu’une tournure non impersonnelle est possible : c’est le cas d’« il convient », non d’« il faut ». D’autres préfèrent parler de sujet grammatical, par opposition au sujet logique.

     

      • Mercredi 1er Août à 12:11

        Je vous remercie de ces utiles précisions.
        Il n'en demeure pas moins que les écrivains et les grammairiens restent partagés : "Avec certains verbes qui peuvent se construire de manière personnelle ou impersonnelle, ce qui et ce qu'il peuvent être employés indifféremment" (Girodet, Thomas), "sont très souvent interchangeables" (Capelovici), "le choix est libre" (Grevisse).
        Hanse fait en outre observer que, à la chose qui m'arrive correspond Voilà ce qui m'arrive, et à Il m'arrive quelque chose, Voilà ce qu'il m'arrive.
        Quant à Lucien Foulet, il écrit dans Comment ont évolué les formes de l'interrogation : "Qu'est-ce qui se passe ? devrait être en droit Qu'est-ce qu'il se passe ? Mais le sens a suivi la prononciation la plus répandue."

    13
    Michel Jean
    Mercredi 1er Août à 19:06

    Bonsoir M.Marc, tout me porte à croire pour la lecture de Homère que selon le dialogue, le geste, le rhytme et le texte récité la langue peut s’en trouver pour sa compréhension pénalisée durablement. Merci encre pour ce superbe article. Mich.

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