• Au chevet de

    Au chevet de

    « Le chef de l'Etat s'est rendu au chevet des familles des deux victimes dans la soirée » (à propos du meurtre de deux adolescents à Échirolles).

    (dépêche AFP parue sur nouvelobs.com, le 2 octobre 2012)



     
    (photo wikipédia sous licence GFDL par Jean-Marc Ayrault) 

     

    FlècheCe que j'en pense


    Le sujet ne se prête guère à l'ergotage, mais je ne peux m'empêcher de trouver cette formulation inappropriée.

    Après tout, que signifie l'expression se rendre (venir, rester) au chevet de quelqu'un ? Venir veiller un malade – pour ne pas dire un mourant –, rester auprès de son lit et l'entourer de soins. Emprunté du latin capitum (de caput, tête), chevet est ici à prendre au sens de « partie du lit où l'on pose la tête ».

    Tombée du lit, l'expression s'est appliquée par extension à des pays, à des villes, à des gouvernements, à des entreprises, à des économies, à des monnaies jugés – à tort ou à raison – moribonds : L'État au chevet de l'euro, de PSA, de la Libye, etc. Mais n'est-il pas abusif de poursuivre cette extension de sens au-delà des personnes alitées ou des entités mal en point ? Les familles des victimes sont, certes, endeuillées mais, souhaitons-le, pas elles-mêmes au seuil de la mort.

    Flèche

    Ce qu'il conviendrait de dire


    Le chef de l'Etat s'est rendu auprès des familles des deux victimes.

     

    « ArtichaudEntreprenariat »

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